Cette question fait suite aux dires de la fondatrice de Pixel Qi, Mary Lou Jepsen : son entreprise a les moyens de produire des écrans de très haute résolution, comme le dernier écran Samsung 2048 par 1536 pour le nouvel iPad d’Apple. Qui plus est, des écrans qui peuvent tenir la comparaison sur les facteurs de contraste, de saturation des couleurs et des angles de vision de la fameuse dalle dite Retina de l’iPad. L’avantage des écrans Pixel Qi : leur faible consommation, notamment en très forte luminosité, comme la lumière naturelle à l’extérieur – les jours de grand beau temps, une préoccupation essentiellement méditerranéenne. C’était le troll météo du jour, vous m’en excuserez.

Pour effectuer un tout petit rappel technique, les écrans Pixel Qi sont basés sur la technologie des écrans LCD communs, hormis le fait qu’ils supportent un mode à très haut contraste qui permet de s’affranchir de l’éclairage de l’écran en cas de fort ensoleillement ou de puissantes lumières artificielles – vous avez compris le principe.

Le graphique ci-dessus montre la consommation – en watts – en fonction de la résolution de l’écran et de la technologie utilisée, ainsi qu’en fonction de la luminosité de la pièce – en nits. Les relevés modélisés ici sont sans équivoque : les écrans Pixel Qi consomment beaucoup moins que les écrans LCD ou IPS standards. Avec la luminosité du rétroéclairage au minimum, l’écran Pixel Qi réalise la prouesse de ne rien consommer – ou presque. Quant aux relevés en extérieur, là ou le nouvel iPad est passé en luminosité maximale pour pouvoir profiter de l’affichage – cela biaise-t-il les résultats en augmentant l’écart des valeurs ? -, le Pixel Qi bénéficie de son fort contraste – d’où un rétroéclairage moindre – pour abaisser drastiquement la consommation.

Au regard de ces résultats, Mary Lou Jepsen s’interroge de la voie empruntée par Apple pour son nouvel iPad : doubler la capacité de la batterie pour encaisser la nette différence de consommation liée à la haute résolution de l’écran Retina. Elle pointe du doigt l’absence de volonté de cet acteur majeur du secteur – allitération en -eur, de la grande poésie – de chercher des alternatives viables pour abaisser la consommation des appareils. Une sorte d’appel du pied, à peine déguisé quand on sait que ce qui manque à Pixel Qi, ce n’est autre qu’un influent de l’électronique grand public qui décide d’embarquer la solution développée par l’entreprise américaine.

via : Liliputing