ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie… N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? 

C’est une hécatombe d’annonces de la part des éditeurs de jeux… Alors que seulement 15% des consommateurs achetaient un PC en 1995 pour jouer, plus de 90% des possesseurs de PC se sont adonnés à cette activité. Conséquence ? Le marché du jeu sur PC s’est envolé jusqu’à aujourd’hui, entraînant la naissance de puissants éditeurs tels que Valve ou encore Blizzard, mais également tout un univers de développeurs et éditeurs indépendants.

Tous les hits Android à retrouver sur Windows 8 : Cut the Rope, Angry Birds, etc.

A quelques semaines de la sortie de Windows 8, ces mêmes éditeurs préfèrent prévenir : Windows 8 sera une catastrophe pour le monde du PC. John Carmack, co-fondateur du studio idSoftware (Doom), ne trouve aucune raison pour passer à Windows 8. Rob Pardo a également annoncé que Windows 8 « n’est pas génial pour Blizzard non plus« . Sans oublier… Notch (MicrosoftMojang) qui déclare que Windows 8 est « très mauvais » pour l’industrie du jeu (principalement les indépendants). Enfin, Gabe Newell, un grand bonhomme qui est resté longtemps chez Microsoft et qui est désormais PDG de Valve (Half-life, etc.), considère que Windows 8 est « une sorte de catastrophe pour l’ensemble du marché des PC (…)  qui risque de perdre une partie de ses plus grands fabricants« .

Windows Store

Le premier facteur d’échec serait l’orientation « tout tactile ». Face à la baisse des ventes de PC, de nombreux constructeurs ont opté pour le marché des tablettes… ainsi que Microsoft. Bref, de nombreux constructeurs ont dénoncé ce choix, qui serait « inadapté » au jeu vidéo. C’est tout un gameplay à revoir, Nintendo a décidé de s’y mettre.

Tout comme les constructeurs, les éditeurs de jeux craignent la concurrence frontale avec Microsoft. En effet, le Xbox Live sera disponible sur toutes les versions de Windows 8, la célèbre plate-forme permet d’accéder à l’univers du gaming est contrôlée et gérée par Microsoft. Un système plutôt fermé qui sera une concurrence déloyale face aux autres plate-formes de jeux comme Steam.

Enfin, le Windows Store est un passage quasi-obligatoire pour les éditeurs, ils pourront y vendre leurs logiciels et jeux entre  1,49 dollars et 999,99 dollars. Microsoft de son côté pourra y prélever directement à la source une commission de 30%. Un modèle économique qui a fait ses preuves : chez Apple (iOS et OS X), Google (Google Play) ou encore Amazon. Enfin notons tout de même que sur PC, le Windows Store pourra être évité, ce qui permettra aux différents stores (comme Steam par exemple) et aux canaux de distribution de ne pas être complètement noyés.

Xbox Live !

Une échappatoire pour toute cette industrie ? Face à un système fermé, elle va devoir se diversifier et se tourner (peut-être) vers des plate-formes plus ouvertes : Android, Linux, etc.

Elle va également devoir évoluer, avec des modèles économiques basés sur du free-to-play et du jeu « casual » plus accessible.

Les éditeurs de jeux ne sont pas les seuls à critiquer Windows 8 avant même sa sortie, les constructeurs voient d’un mauvais oeil l’arrivée de Microsoft sur leur platebande avec la Microsoft Surface.