En ce début d’année 2012, on assiste quand même à un paradoxe qu’il est bon de relever : Google a reconnu qu’Android Honeycomb était une version de transition sortie dans l’urgence et Android 4.0 est officiellement disponible ; pourtant, si l’on regarde les chiffres de diffusion des différentes versions d’Android, d’une part, on s’aperçoit que le nombre d’appareils sous Android 4.0 augmente d’un micro-poil, d’autre part, et c’est peut-être pire, on voit que la part de produits sous Honeycomb ne diminue pas de mois en mois, ce qui signifie que ce sont en majorité des smartphones qui sont mis-à-jour.

Or, la logique voudrait que les tablettes soient les premières à profiter de ce système et que les constructeurs se précipitent sur l’update : Android 2.3, qui occupe plus de 60% du marché, est un système très perfectionné et très bien fichu que beaucoup encore préfèrent à Android 4.0 – d’ailleurs, si les constructeurs mettent du temps à sortir leurs mises-à-jour, c’est qu’ils essaient de reproduire l’ancienne expérience de leur ROM sur le nouveau système. Mais Android 3.0, tout le monde est d’accord, c’était bien un petit moment, mais maintenant qu’Android 4.0 est là, il n’est plus pertinent.

C’est encore plus aberrant quand on sait que les différences entre Android 3.0 et Android 4.0 ne sont pas énormes – mais essentielles : on n’imagine pas qu’il faille plus de 4 mois à des équipes de développement pour intégrer peu ou prou le même système sur une machine… qu’attendent les constructeurs ? On ne sait pas trop, si vous avez une boule de cristal, à vous de jouer…