Nous avons déjà mentionné la gamme 2012 de MPMAN sur LesArdoises : c’était pour vous parler d’un modèle de 9,7 pouces équipé d’un écran IPS, qui devrait arriver dans les mois qui viennent. Entre temps, le Père Facteur – l’équivalent du Père Noël pour les rédactions NTIC – a livré dans nos chaussons Star Wars le modèle d’entrée de gamme, le bizarrement nommé MID74C, une tablette de 7 pouces tournant sous Android 4.0 et qui, comme la précédente ardoise de MPMAN que nous avions testée, pourrait vous surprendre.

MPMAN conserve la même philosophie : proposer en occident des produits low-cost, assemblés en Chine et disposant d’un SAV et d’un contrôle qualité européens. En gros, MPMAN, c’est la tablette chinoise sans le risque de tomber sur un modèle complètement raté ou mal fini acheté chez un exportateur. On a donc peu ou prou le même matos et la même qualité que les tablettes chinoises, la garantie d’avoir un produit fonctionnel et testé en sus.

En plus de tout cela, on ne perd évidemment pas la composante essentielle de ces tablettes low-cost : le cost, justement, puisque le modèle que nous testons aujourd’hui ne coûte que 99€. Alors, que peut-on faire avec cette tablette ? MPMAN a-t-il réussi à proposer un engin plaisant à utiliser tout en maintenant la bête sous le seuil tarifaire de l’achat compulsif ? Les réponses dans le test, le test dans la suite !

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Sommaire

I – Design et hardware : de l’usine à la maison, sans passer par la case design

1 – Un format dépassé ou la question des boutons

2 – Là où le bât blesse : l’écran

II – Android 4.0 sur une tablette low-cost : que peut-on faire avec la MPMAN MID74C ?

1 – Applications et services

2 – Jeux et multimédia

3 – Peut-on l’acheter sans regret ?

Conclusion

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I – Design et hardware : de l’usine à la maison, sans passer par la case design

1 – Un format dépassé ou la question des boutons

On ne va pas y aller par quatre chemins, nous sommes sur une tablette « chinoise » à 99€, il faut faire des sacrifices : MPMAN a sacrifié le design. Même s’ils nous ont promis que les futurs modèles de la gamme seraient plus proches des tablettes tactiles que l’on connaît, notamment au niveau de l’épaisseur, cette MID74C est un gros rectangle qui pourrait faire penser de loin à la toute première Galaxy Tab.

On devrait fournir un stand Ninki-Up à tous les testeurs de ce monde

Cela dit, malgré tout, les finitions sont soignées. Nous l’avions déjà constaté lors de notre précédent test d’une tablette MPMAN, on ne trouve pas sur ces modèles de parties mal assemblées, de boutons qui dépassent aléatoirement ou de ports mal enfichés. La coque est bien faite, bien moulée et le plastique choisi ne fait pas cheap du tout. On est donc de ce côté plus proche d’une Ainol Novo 7 Elf que d’une Archos G9 80, le haut de gamme chinois étant souvent bien mieux fini que le bas de gamme franco-chinois.

Du côté des connectiques, on retrouve un ensemble de ports assez complet, du mini-USB bien sûr pour lier la tablette à l’ordinateur, mais également une sortie mini-jack pour brancher un casque, un port pour étendre la capacité de stockage via une carte microSD mais également une sortie mini-HDMI fort bienvenue qui ne se retrouve pas sur un grand nombre de modèles haut de gamme. Il est donc théoriquement possible d’utiliser la tablette comme un lecteur vidéo à emmener en vacances, nous verrons par la suite ce qu’il en est en pratique.

« On n’a jamais fait d’aussi beau trous » – Excessif.com

Cela ne vous aura pas échappé en revanche : oui, il y a trois boutons sur la MPMAN MID74C. D’après les standards de Google, c’est une hérésie ergonomique et le géant demande aux constructeurs de se passer de boutons, aussi bien physiques que tactiles. Si l’on regarde pourtant le paysage des appareils mobiles, on constate qu’en 2011 et 2012, seules les tablettes Honeycomb/Ice Cream Sandwich et le Galaxy Nexus se sont débarrassés des boutons. L’iPad, la gamme One de HTC, les tablettes chinoises, la gamme Xperia de Sony : tous ont encore adopté ce paradigme certes ancien, mais qui a fait ses preuves.

La question de la pertinence des boutons est donc légitime. Si l’on admet que Google a raison et que son idée de l’ergonomie est la bonne, alors oui, la tablette de MPMAN fait pâle figure. Mais si on considère que les boutons physiques peuvent être quand même bien utiles pour la navigation et qu’en sus, la MID74C n’est pas stricto sensu, une tablette Google – puisqu’elle ne dispose pas des Google Apps par défaut -, on peut clairement revoir notre jugement. A vrai dire, à l’usage, même avec Android 4.0 installé nativement sur la bête, ces boutons se révèlent fort pratiques.

Non, le plastique n’est quand même pas d’aussi bonne qualité qu’il en a l’air

Même en étant habitué au système de Google pour tablettes tactiles, on se surprend à les utiliser en lieu et place des boutons de la barre des tâches d’Android Ice Cream Sandwich : ces trois petites touches tombent sous le pouce en mode paysage et sont plus faciles à attraper en mode portrait. Enfin, vous vous en doutez, qui dit bouton physique dit possibilité de masquer la barre de contrôle pour profiter des applications en plein écran – pas par défaut, mais comme la tablette est ouverte, cela pourra se faire via une application tierce en quelques coups de téléchargement. Cela fonctionne parfaitement bien avec la galerie – et donc la lecture de films – qui, contrairement à toutes les autres tablettes Android, lit des vidéos sans afficher ces fichus contrôles. C’est d’autant plus pertinent sur un modèle de 7 pouces où chaque pixel compte.

Les designers de MPMAN ne se sont jamais remis de leurs premiers succès dans le monde du baladeur MP3

Bref, pour résumer, oui, on est sur un design à l’ancienne, mais on n’ira clairement pas jusqu’à disqualifier la tablette de MPMAN à cause de cela : au contraire, les boutons physiques sont une très bonne surprise, même sur un système pensé pour fonctionner sans. Certains n’aimeront pas, mais comme on l’entend souvent, Android permet au moins à l’utilisateur d’avoir un large choix d’appareil et d’approche du système – celle qui est Googlo-centrée n’est pas toujours la meilleure !

2 – Là où le bât blesse : l’écran

Après ces éloges, il faut bien taper un peu sur cette tablette, vous auriez l’impression de ne pas être sur LesArdoises sinon. Et où l’on peut taper, c’est malheureusement du côté de l’écran. Sur un appareil comme celui-là, l’écran est souvent le composant le plus cher : on comprend que sur une tablette à 99 euros, ce soit lui qui ait été sacrifié pour réduire la facture. Le choix du côté du vendeur fait sens, pouvait-il faire mieux  en maintenant ce tarif ? Pas sûr du tout.

Team Finesse vs Team Connectiques : fight

Cela dit, du côté consommateur, vous avez l’écran d’une tablette à 99€, c’est-à-dire un écran aux angles de vision très limités, aux couleurs fades et malheureusement, aux nombreux parasites graphiques dus à une intégration pas super soignée et à la résolution ne dépassant pas les 800×480. Vous vous souvenez du défaut de l’Archos G9 80, qui faisait l’effet « aquarium » sur la surface de l’écran à chaque fois qu’on posait la main sur le plastique au dos, en haut à gauche ? Eh bien là c’est pareil, sur 5 ou 6 points de pression différent.

C’est un peu dommage quand on s’aperçoit que globalement, c’est le seul défaut que l’on pourrait reprocher à la tablette. Peut-être que la même avec 100€ de plus aurait eu un écran IPS de bonne facture : c’est précisément là où la question du low-cost se pose : peut-on profiter agréablement d’une tablette tactile, qui n’est après tout qu’un écran, si justement l’écran est le pire des composants d’un appareil ? Difficile de juger mais dans le cas de cette MID74C, on ne peut pas dire qu’on soit surpris ni déçu : on a précisément l’écran que l’on a acheté à ce prix plancher.

On pourrait presque distinguer les pixels à l’objectif nu

Du côté de la réactivité tactile par contre, nous sommes agréablement surpris : la tablette est vraiment multitouch jusqu’à 5 points et est plutôt réactive au toucher. Seul le lockscreen est un peu dur à déverrouiller sans que nous ayons compris pourquoi. Une fois sur les bureaux ou dans les applications, la tablette est très agréable à utiliser – ce qui augure de bonnes choses pour notre partie consacrée à répondre à la question « peut-on l’acheter sans regret ? » qui clôturera ce test.

Pour finir sur les caractéristiques techniques de la bête, on retrouve une webcam crade à l’avant, un processeur de 1 Ghz basé sur l’architecture Cortex A8, 512 Mo de RAM et une mémoire interne de 4 ou 8 Go. La batterie est plutôt correcte, la tablette tenant bien la charge en veille plusieurs jours : on peut l’utiliser 5 ou 6 heures sans problème. La boite, elle, nous promet monts et merveilles du côté du décodage vidéo ou du surf, voyons-voir ce qu’il en est réellement.

II – Android 4.0 sur une tablette low-cost : que peut-on faire avec la MPMAN MID74C ?

1 – Applications et services

La question que nous essayons de poser dans cette partie est légitime, car nous pensons que c’est celle qui peut vous faire économiser – ou dépenser judicieusement de l’argent  : que fait-on avec cette tablette MPMAN ? Quand le PDG d’Archos nous a sorti que des tablettes à 50€ « faisaient le boulot », on a entendu « ouais ouais, elles font tourner un OS ». Or, ce n’est pas, à notre avis, le travail d’une tablette tactile. Comment, en effet, justifier un achat qui n’a aucun intérêt ? Dépenseriez-vous ne serait-ce que 10€ dans une motte de foin pour votre appart’ ? Non bien sûr. Dans le monde des tablettes tactiles, c’est la même chose, il y a celles qui ne sont bonnes à rien à part convaincre l’acheteur qu’il a une tablette tactile, et les autres qui proposent, pour le minimum de dépense, le minimum de service.

Google ? Pas Google ? Semi-Google.

Que fait-on avec une tablette tactile ? On va sur internet, on consulte nos mails, on regarde des vidéos, on joue à quelques jeux, on lit beaucoup, on l’utilise comme ordinateur d’appoint à utiliser dans le lit, on l’emploie pour nous faciliter des tâches grâce à des utilitaires de type « recette de courses » ou « bloc-note ».  Enfin, et ce n’est pas le point le moins important, la tablette est un outil confortable : ce que l’on ne veut absolument pas, c’est batailler avec des menus, corriger des bugs, être gêné dans la navigation ou chercher plusieurs minutes comment faire telle ou telle chose. Voilà le strict minimum. S’il n’est pas rempli, rien ne sert d’acheter une tablette tactile. Si une ardoise a un écran résistif par exemple, vous enlevez le confort d’utilisation et les trois quarts des usages cités, le pinch’n'zoom n’étant plus pris en compte, la plupart des activités deviennent laborieuses.

Dans cette seconde partie, nous allons donc chercher à voir si ce contrat minimal est rempli par la tablette de MPMAN. Si on se réfère à la boîboîte de l’engin, on dirait bien que oui, mais vous le savez, les boîtes sont souvent trompeuses.

« Et si on rangeait les icônes n’importe comment pour faire plus low-cost ? » – Un développeur anonyme

Commençons par l’OS. On se retrouve donc avec Android 4.0, le système d’exploitation bien connu de Google, enfin adapté aux tablettes tactiles. Mine de rien, cela paraît être une broutille, mais ce n’est malheureusement pas banal : doit-on rappeler par exemple que la quasi-totalité des modèles de 2011 des grands constructeurs sont toujours sous Android 3.0 Honeycomb ? La version utilisée par MPMAN n’est pourtant pas « certifiée Google », c’est-à-dire que les Google Apps ne sont pas présentes. Exit donc Maps, Google Play ou Google Films. Libre à vous de les installer par des moyens détournés, mais nous avons pris l’habitude de tester les machines pour un large public, donc sans bidouille. On ne sait par quel moyen elles se sont retrouvées là, mais les applications Gmail, Google Talk et Agenda, toutes officielles, sont, elles, bien présentes… bonne surprise donc.

Cette absence de certification Google reste quand même le plus gros point noir de ce système d’exploitation mais encore une fois, MPMAN n’a pas eu le choix : il y a fort à parier que les critères pour installer une version certifiée n’ont pas été remplis, faute d’un hardware suffisant – on ne trouve par exemple pas de GPS sur la MID74C. C’est pour cela que nous vous disions dans la première partie qu’après tout, cette tablette n’était pas forcément un produit Google. N’ayez crainte pourtant, puisque vous pourrez quand même utiliser les principales et surfer sur le web grâce au navigateur officiel d’Ice Cream Sandwich.

Si vous aimez le orange, la saturation des couleurs devrait vous ravir

D’ailleurs, le navigateur, parlons-en. Même s’il est très complet au niveau des fonctionnalités, on regrette beaucoup sa lenteur. Nous avons chronométré par exemple 30 secondes pour afficher FrAndroid en version complète, avec le bandeau déroulant et les publicités, à peu près 20 secondes pour que le site soit navigable – sans que la CSS et les images soient complètement chargées. Sur un site déjà en cache – donc déjà visité -, comptez entre 6 et 15 secondes pour pouvoir naviguer, 15 à 20 secondes pour l’afficher complètement. Comme la navigation est quand même une grosse part de l’utilisation d’une tablette, on aurait aimé un peu plus de réactivité de ce côté là…

Sur la tablette sont préinstallées quelques applications parfaitement fonctionnelles comme un dictaphone, un gestionnaire de fichiers, un lecteur MP3, Twitter ou encore Youtube. Les applications font leur boulot sans broncher.

Cette photo n’a aucun intérêt, si ce n’est l’angle étrange de prise de vue : non, la tablette n’est pas un trapèze

Et si on en veut plus ? Eh bien le Market alternatif choisi par MPMAN est le fameux Getjar. Vous retrouverez beaucoup de hits du Google Play Store comme Angry Birds – Space, sorti récemment, est déjà disponible – ou Fruit Ninja, en passant par Handcent SMS, TweetCaster et même le tout nouveau Google Currents. L’avantage de Getjar sur le Google Play ? Tout est gratuit. Le store n’est pas non plus un marché obscur où des développeurs peu scrupuleux viendraient poster des clones de clones d’applications célèbres et vous retrouverez la plupart du temps les mêmes applications que sur le store officiel.

C’est le site mobile de Getjar qui s’affiche dans l’application et en version Android 2.X s’il vous plaît. Hipsters are gonna like.

Que lui reprocher alors ? Evidemment, le catalogue n’est pas aussi important, les applications pensées pour les tablettes ne sont pas légion et surtout, la navigation est étrange : on dirait que les codes esthétiques des versions 2.X de Google ont été conservées et portés un peu à la va-vite sur la tablette. Télécharger une application n’est pas difficile, mais le chemin pour y arriver n’est pas des plus plaisants. Vous pourrez également parcourir le catalogue depuis votre PC, mais pour installer une application, il faudra trouver son code sur le site, aller sur la version mobile du site sur la tablette - m.getjar.com – et entrer ce code dans une case. Pas super pratique.

Même le lanceur alternatif Go Launcher est de la partie – et en version tablette !

Voilà pour les services de base : on regrette un peu l’absence des Google Apps et la lenteur du navigateur, mais dans l’ensemble, la tablette fait tourner Android 4.0 avec une fluidité déconcertante et lance sans problème les applications que vous pourriez lui faire manger via Getjar. Mais sans plus attendre, passons à la partie multimédia, qui est souvent déterminante pour juger une tablette tactile.

2 – Jeux et multimédia

Dans notre check-list de la tablette décente, nous avons noté qu’il fallait qu’une ardoise tactile soit capable de lire convenablement des films et afficher des photos. Dans ce deuxième cas, évidemment la MPMAN s’en sort dans la limite de la résolution de son écran : vous pourrez montrer vos clichés à votre famille et vos amis sans problème via la galerie intégrée, mais vos photos seront quoi qu’il arrive en 800×480, ce qui, il faut le reconnaître est un peu léger. Cela dit, les images s’affichent, la galerie est très plaisante à utiliser et on imagine que la tablette fera parfaitement l’affaire si vous voulez simplement consulter vos clichés. Malheureusement, absence de certification oblige, pas de synchronisation avec votre compte Picasa…

Je n’ai pas osé prendre de photo avec la webcam : vous avez besoin de vos yeux pour nous lire

Quand il s’agit de regarder des films, les tablettes Android ont souvent eu des défauts rédhibitoires, qui, peu à peu, tendent à être corrigés. Les tablettes de 2011, souvent achetées une fortune, ne pouvaient par exemple pas lire les formats les plus courants, en 1080p ou 720p HD high-profile. Toutes les tablettes des grands constructeurs ont aussi le droit à une barre des tâches affichée en parmanence qui est dans le pire des cas complètement visible – comme sur les tablettes Samsung – dans le meilleur des cas, remplacée par des points, ce qui, en plus d’empêcher le plein écran total, fait perdre quelques précieux pixels.

Sur une tablette à la résolution aussi faible et avec 7 pouces de diagonale ces considérations ne sont pas celles d’un maniaque de l’espace ou d’un ergonome fou… eh bien sachez que la galerie remixée proposée par MPMAN se charge non seulement de cacher la barre des tâches complètement (en l’abaissant) pendant la lecture des vidéos et, mesdames et messieurs tenez-vous bien, de lire nativement tous les fichiers 1080p high-profile que nous lui avons donné à manger. Oui, cette tablette à 99€ passe haut la main le benchmark du lapin – ce que ne faisait pas l’Optimus Pad à 900€ lors de sa sortie, par exemple.

1080p, bitches.

Encore une fois, vous serez limité par la définition de l’écran, mais hé, qu’une tablette à 99€ fasse quasiment mieux que ses grandes soeurs de l’an passé au niveau du décodage, cela donne grand espoir pour le reste de la gamme de MPMAN, qui nous a promis un modèle iPad-like équipé d’un écran IPS. Si cette future tablette n’a ne serait-ce que le même hardware et les mêmes finitions que celle que nous testons actuellement, elle pourrait devenir une référence incontestable dans le monde des tablettes Android d’entrée de gamme.

Votre tête quand vous essayez de résister à un achat compulsif

Du côté des jeux, comme ils ne sont pas légion sur Getjar, disons simplement que vous pourrez faire tourner tous les casual-games sans problème – oui, si vous vous posez la question, toute la série des Angry Birds est parfaitement jouable. Nous vous invitons à consulter la rubrique appropriée sur le site du marché d’application alternatif pour vous faire une idée de ce qu’ils proposent dans leurs rayons.

Au-delà de ça, il ne faudrait pas trop en demander à la petite tablette qui n’a clairement pas été pensée pour cet usage : elle dépannera sûrement si vous devez occuper des bambins pendant une heure, mais ne comptez pas devenir des maîtres es Draw Something sur un écran de cette qualité…

3 – Peut-on l’acheter sans regret ?

Voilà la question qui peut résumer tous ces paragraphes et qui justifie le test de ces modèles d’entrée de gamme sur LesArdoises, maintenant qu’Android 4.0 est disponible et bien répandu. Eh bien si vous n’êtes pas des Google Addicts, que vous cherchez une tablette Android d’entrée de gamme mais que vous voulez quand même avoir l’impression de ne pas avoir déboursé 99€ dans le vent, notre réponse est claire : oui, la tablette de MPMAN est excellente pour son prix.

Une photo de chaton pour vous remercier d’avoir lu jusqu’ici

A y regarder de plus près, on voit mal ce que le constructeur aurait pu changer sans la vendre plus cher – peut-être les boutons, mais encore une fois, ils sont pertinents sur un appareil de 7 pouces avec un écran de cette définition. Du coup, on aurait presque du mal à lui reprocher quoi que ce soit : évidemment, nos attentes ne sont pas les mêmes que lors du test d’un iPad ou d’une Transformer Prime, mais autant on peut vous dire qu’il faut fuir tel ou tel modèle low-cost, autant là, si vous cherchez à approcher le monde des tablettes sans vous ruiner, vous avez trouvé votre élue.

Pour plus cher, peut-être 100€ de plus, vous aurez un modèle plus grand avec un meilleur écran ou, peut-être, la fameuse Nexus Tab, mais 100€, ce n’est pas rien. Comme nous le disions en introduction, MPMAN a  d’ailleurs prévu de sortir plusieurs appareils en 2012 et ce modèle « prix plancher » augure du meilleur pour les petits budgets.

Conclusion

Avec ses finitions impeccables, ses connectiques nombreuses, son système d’exploitation parfaitement fluide et ses possibilités assez surprenantes du côté du multimédia, la tablette de MPMAN a de quoi faire rougir la concurrence, notamment celle qui prétend faire du low-cost et finit par ne vendre pas franchement mieux pour beaucoup plus cher. Bien sûr, vous n’aurez pas la qualité d’une tablette à 400 ou 500€ et on ne pourrait pas conseiller ce modèle à des personnes âgées par exemple, qui auraient besoin d’un meilleur écran, mieux défini, mais si vous avez un tout petit budget et que vous cherchez une tablette mobile, il n’y a pas à hésiter.

On regrette énormément la mauvaise qualité de l’écran qui vient ternir le tableau, mais comme nous le disions dans le test, cet élément est un des plus chers à produire : on en vient à se demander naturellement si le constructeur aurait pu proposer mieux tout en restant sous la barre des 100€ – rappelez-vous que la TouchPad vendue à ce prix là, disposant d’un écran IPS, a fait perdre des dizaines de millions de dollars à HP.

Ce MID74C est donc très intéressant dans la mesure où l’on peut faire quelque chose dessus, le pire pour une tablette tactile étant la frontière entre le low-cost et l’inconfort. Ce n’est absolument pas le cas ici. Notez enfin que MPMAN distribue ses produits directement en France – et cela peut en rassurer plus d’un : il n’est pas rare sur des tablettes low-cost qu’un modèle de la série soit défectueux. Si vous l’avez acheté chez un sombre exportateur local ou pire, sur e-Bay, généralement, vous pouvez oublier la garantie…

On retiendra : 

  • Un modèle low-cost que l’on ne regrette pas de posséder : à ce prix là, difficile de faire mieux
  • Lecture du 1080p high-profile
  • Les finitions globales
  • La connectique complète
  • Les boutons physiques, étonnamment pratiques sur ce format
  • Les Google Apps, pas toutes présentes, mais les plus importantes ont été ajoutées par le constructeur…
  • La fluidité de l’OS, une intégration parfaite d’Android 4.0
  • La réactivité de l’écran tactile

On voudrait que cela n’eût jamais existé :

  • L’écran super cheap en 800×480, avec des angles de visions très limités et des artéfacts  »aquarium »
  • Le dos de la tablette… le noir aurait suffi
  • Le navigateur, un peu lent à réagir pour que la consultation des internets soit confortable
  • L’absence du Play Store et de quelques fonctionnalités de synchro (Picasa…)
  • 4 Go de stockage…

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