Quand on parle des applications Android et du Market en général avec mon cher cr0vax, on tend à n’être jamais d’accord, lui soutenant que le libéralisme permet de faire remonter la qualité et de repousser dans le néant des bits les mauvaises applications, moi arguant qu’il faut une autorité à la tête qui tire des balles dans les genoux des pestiférés – tout en leur proposant une potion de soin et des consignes pour se soigner,  je ne suis pas si méchant. Par exemple, ce chiffre, je le trouve effrayant : le Juniper Global Threat Center a relevé que, depuis juillet, les malwares, trojans et autres virus avaient augmenté de 472%. En chiffre brut, cela n’en ferait qu’à peu près 300 aujourd’hui, mais la courbe est exponentielle.

55% de ces applications sont des spywares qui envoient des informations sur ce que vous faites – notamment ce que vous écrivez -, 40% sont des applications qui envoient des SMS à vos contacts de type « spam », renvoyant eux-mêmes vers des numéros surtaxés. La popularité d’Android n’est pas étrangère à ce processus : 550 000 machines activées par jour, vous vous doutez bien que les créateurs de ces vilaines bêtes ont saisi le filon. Et puisque libéralisme il y a, c’est d’autant plus simple de passer entre les mailles du filet (il y en a quand même un…).

Résultat, je ne vous demande pas de troller comme à la bonne vieille époque du « ouais mais sur Windows y’a des virus », seulement de faire attention. Sur le Market officiel, le nombre de malware va croissant et la section tablette, plus jeune, moins fournie, pourrait être une cible de choix, d’autant plus si vous êtes sur des tablettes low-cost avec des marchés alternatifs comme Appslib. De même, si vous avez coché la case « installer des applications depuis des sources inconnues », redoublez de vigilance : ce que vous téléchargez sur internet est souvent illégal et ne croyez pas que celui qui vous met telle ou telle application à disposition soit un ange amoureux du partage libre. Rien que votre identité complète avec quelques mots de passe et e-mails peut se revendre assez cher.

Bref, faites attention.

Infographie dans la suite.