L’an passé, Acer avait fait sensation avec son Iconia Tab A500 : la première tablette tactile du constructeur s’éloignait très nettement de l’image un peu cheap qu’avait la marque, surtout du côté des ordinateurs, en étant tout ce que l’on pouvait attendre à l’époque d’une tablette Tegra 2 sous Android 3.0. Cerise sur le gâteau : sans grand effet d’annonce, l’A500 avait été la première tablette Honeycomb à débarquer en France, alors que nous attendions Motorola, Samsung ou encore Asus bien plus tôt dans l’année.

Début 2012, Acer est donc de retour avec ce modèle gonflé aux hormones, qui, paradoxalement, coûte 100€ de moins que la tablette qui était vendue l’an passé. Nous vous le disions dans un article consacré aux gammes de prix de 2012 : nous trouvons le nouveau positionnement tarifaire d’Acer très juste et bien pensé par rapport à la concurrence – car il ne faut pas se leurrer, Apple a fixé de nouveaux prix très agressifs. Il est difficile aujourd’hui de sortir une tablette disposant d’un écran HD au-dessus des 489€, tout comme il est presque impossible de proposer une tablette sans écran HD à plus de 400€.

Sur le secteur du « 399€ », trois constructeurs se sont alignés : Acer avec son A510, Samsung avec sa Galaxy Tab 2 10.1 et Asus avec sa TF300. A part Samsung qui nous ressort une tablette de l’an passé qui se fait bien démonter dans les tests anglo-saxons, les deux gros rivaux sur Android sont donc Acer et Asus, tous deux en compétition avec l’iPad 2 d’Apple. Regardons alors de plus près ce que la première tablette de cette nouvelle vague a à offrir.

Sommaire

I – Design Acer, écran et autonomie

1 – Design, finitions et connectiques : un sans faute ?

2 – Ecran et autonomie : les promesses, les prouesses et la réalité

II – L’expérience Android aux couleurs des Jeux Olympiques

1 – Android 4.0 et les utilitaires Acer

2 – Acer et les Jeux Olympiques : une tablette pour les amateurs de sport ?

III – Multimédia et jeux : du Tegra 3 sous le capot

1 – La lecture vidéo dans la norme de 2012

2 – Jeux non olympiques

Conclusion

I – Design Acer, écran et autonomie

1 – Design, finitions et connectiques : un sans faute ?

La première Iconia Tab s’était faite remarquer de manière assez unanime pour la qualité de ses finitions, contrastant nettement avec ce que la marque avait pu produire jusqu’alors. On pouvait même parler à l’époque d’un renouveau pour Acer ou d’une bouffée de fraîcheur bienvenue dans un marché qu’ils avaient tendance à occuper avec des produits d’entrée de gamme, souvent mal finis. Cela dit, avec son design massif et ses bords trop épais, ce n’est clairement pas pour ses courbes que l’A500 a marqué les esprits.

Plus sobre et moins massive que sa grande soeur, l’Iconia Tab A510 a fait un tour par la case design

En 2012, Acer a compris les critiques et, waw, comble de l’innovation, a ressorti la A500 sous un autre nom, A200, pour un peu moins cher et avec un design différent – A500 qui avait déjà été reprise par Packard Bell avec sa Liberty Tab. Bref, en janvier de cette année, l’entreprise s’est dit qu’un modèle moche, c’était pas top pour les ventes et qu’il fallait faire un peu de R&D dans le milieu.

Une génération plus tard et nous voilà à la fameuse A510 qui nous occupe aujourd’hui : progéniture digne de ses ancêtres, l’Iconia Tab A510 est un croisement entre la A500 et la A200. Elle reprend les courbes de la première tout en les affinant, garde la couleur noire et les bords pas trop épais de la seconde et prend même un petit quelque chose du modèle entrée de gamme A100 dans les coins. Un patchwork de plusieurs designs qui est finalement plutôt réussi, la tablette réussissant à être sobre sans faire pour autant « produit d’usine ex-URSS ».

Diode de charge : avec le retour haptique, une fonction qu’Acer n’a jamais abandonné : tant mieux !

Du côté des mensurations, on a entre les mains une tablette plutôt lourde et massive, mais pas dérangeante pour autant – nous trouvons sur LesArdoises que la course à la finesse n’a pas vraiment de sens pour des périphériques qui ne sont pas censés être rangés dans des poches. Au contraire même, on pourrait aller jusqu’à dire que son ratio épaisseur/poids est excellent puisqu’elle fait très bien ce qu’on lui demande : tenir dans les mains sans être inconfortable, ce qui n’est pas gagné d’emblée avec des modèles en 16:10e qui se prêtent souvent assez mal à une utilisation en mode portrait.

Enceintes intégrées, mais ça n’a pas la classe du ghetto-blaster

Pour finir sur le design, sachez qu’Acer a fait un effort assez incroyable pour le revêtement arrière : on n’a jamais eu à la rédac’ de matière si plaisante au toucher. On dirait un mélange entre du simili-cuir et du téflon, avec de tout petits creux en surface qui lui donnent un toucher très particulier, bien plus agréable que le plastique d’une Galaxy Tab et même que l’alu froid d’un iPad. On trouvera aussi au dos un gros symbole « Jeux Olympiques 2012″, puisque Acer a décidé de donner à sa tablette les couleurs de l’événement. Cela pourrait vous déplaire si vous n’avez rien à faire du sport, mais dîtes-vous que s’il n’y a que ça pour vous retenir, il est rare de regarder le dos de sa tablette…

Oui, bon, d’accord, ce n’est pas très discret

Acer n’a sûrement pas voulu perdre ses bonnes critiques et encore une fois, on peut noter que les finitions sont exemplaires, aucune bavure de plastique, aucun bouton mal inséré, les collages sont propres et les rainures qui séparent les différentes parties de la bête sont à peine visibles.

On sait que vous brûlez d’envie de caresser ses trous

Si on passe rapidement en revue les connectiques, on s’aperçoit que la firme est restée très classique : un port micro-USB MHL qui servira aussi à recharger la tablette, un port micro-HDMI sur l’un des côtés, une sortie jack sur l’autre et un port micro-SD sous un cache. Vous noterez, lecteurs attentifs, que Acer a régressé depuis la première Iconia Tab qui possédait également un port USB Host sur l’une des tranches. Même si c’est fâcheux dans la mesure où un MacBook Air, par exemple, guère plus épais, n’est pas privé de la commodité, Acer n’a pas été rat et vous propose directement dans la boîte un adaptateur micro-USB vers USB Host.

Vous trouverez également, comme sur l’iPad, un petit switch pour verrouiller la rotation de l’écran : cela a l’air bête comme ça, mais c’est une fonction vraiment pratique qui manque à beaucoup de tablettes Android. Par exemple quand vous utilisez votre tablette au lit et que vous bougez, hop, vous bloquez la rotation et l’affichage ne tournera pas avec vous. Notez enfin que, chose rare, Acer a prévu un guide de l’utilisateur plutôt conséquent, en papier. Mettez-vous un instant à la place du débutant qui ne sait pas se servir d’une tablette : ce sera pour lui une excellente chose, qui tend malheureusement à disparaître de plus en plus, les bons vieux guides laissant leur place à des manuels en PDF souvent difficile à trouver pour le béotien.

Un petit switch on/off pour la rotation : demandez aux iPad-users si ce n’est pas pratique…

2 – Ecran et autonomie : les promesses, les prouesses et la réalité

Ce n’est pas un secret : l’écran de l’Iconia Tab A510 n’est pas un écran HD et son taux de pixels par pouce est strictement le même que celui de la génération précédente. On reste sur une taille de 10,1 pouces pour une définition de 1280×800 pixels. A l’usage, évidemment que cela se remarque si l’on a vu tourner un iPad, mais ce n’est pas aussi marquant que sur l’iPad 2, qui a quand même 200 pixels de moins de hauteur, à cause de son format 4:3.

Du côté des couleurs et de la luminosité, on est dans la moyenne : la tablette d’Acer ne fait pas de prouesse mais ne déçoit pas non plus. Les couleurs sont vives et les noirs sont bien sombres. La seule couleur à avoir un petit défaut est le blanc, qui vire au jaunâtre quand on incline la tablette, mais encore une fois rien d’alarmant : toutes les dalles ont leur talon d’Achille colorimétrique et il est très difficile d’avoir des écrans parfaitement équilibrés.

Même en mode de luminosité maximale, les couleurs ne saturent pas

Contrairement à Asus sur sa Transformer Prime, Acer n’a pas ajouté de technologie de « boost » de la luminosité qui, théoriquement, permet d’utiliser l’objet en extérieur tout en dévorant la batterie. En pratique, même si cela peut servir dans quelques situations, nous avions trouvé la technologie un peu gadget sur la Transformer Prime, ce n’est donc pas vraiment sur cela que nous nous attarderions. Et puis après tout, une tablette, ça se pose sur une table basse dans le salon.

En revanche, s’il y a bien une chose sur laquelle nous voulons insister, c’est l’autonomie. Acer en a fait des montagnes, presque toute la communication tournait autour de cette batterie monstrueuse, qui était supposée être capable de faire tourner la tablette à peu près 18h en utilisation. En début de semaine dernière, nos confrères de Tablette Tactile se demandaient dans leur test ce qu’entendait Acer par « utilisation », nous ne pouvons qu’ajouter notre voix à la leur : certes, la A510 est l’une des tablettes qui tient le plus longtemps sur batterie, mais on est loin des 18h promises.

Nous avions fait des relevés précis, mais par mégarde, nous avons effacé la mémoire de la tablette avant de les exporter. Vous pouvez attendre 3 jours…

Grosso-modo, l’Iconia Tab A510 pourra tenir une dizaine d’heures, comme le nouvel iPad et l’iPad 2, ce qui est bien mieux que toutes les autres tablettes Android, qui au pire tiennent 3h, au mieux en tiennent 8. Cela dit, nous avons fait deux tests assez bourrins pour chercher à voir comment Acer était parvenu à ces résultats. D’abord, nous avons chargé la batterie à 100%, puis nous avons lancé Pinball HD, jeu Tegra qui a la particularité d’avoir un menu animé. Nous avons laissé la tablette, écran allumé, sur ce menu : résultat, la batterie a tenu 7 heures et 32 minutes.

Ensuite, nous avons fait le même test avec seulement l’écran allumé sur un bureau, luminosité au maximum : la tablette a gagné une heure d’autonomie, puisque nous sommes arrivés à 8h et 27 minutes. Dans les deux cas, l’écran a été responsable de 90% de la consommation, ce qui est normal, puisque nous ne touchions pas à l’engin. Dans ces conditions extrêmes, on est quand même à 10h de moins que la durée théorique d’utilisation avancée par Acer et sans utiliser la tablette. Du coup, en utilisation et avec la luminosité à 50%, ce qui reste confortable, d’accord, on peut atteindre les 10 ou 12h d’utilisation.

… ou accepter comme excuse ces photos de chat. – La Rédaction

Résultat, pour arriver à 18h, on se demande vraiment ce qu’il faut faire, ou plutôt, ce qu’il ne faut pas faire. Lire un livre à très faible luminosité, WiFi désactivé ? Peut-être… mais c’est un peu se moquer du client. Si Acer avait annoncé 12h d’autonomie, ça aurait déjà été une prouesse non seulement pour Android et le Tegra 3 qui est énergivore au possible, mais plus généralement dans le monde de la tablette. Pourquoi alors annoncer un chiffre mirobolant que l’A510 ne pourra jamais atteindre en pratique ? Nous n’avons pas de réponse…

II – L’expérience Android aux couleurs des Jeux Olympiques

1 – Android 4.0 et les utilitaires Acer

Maintenant que nous avons mis à jour notre guide des systèmes d’exploitation, nous ne nous étendrons plus sur Android comme nous le faisions à chaque modèle testé. Si vous voulez savoir ce qu’est Android 4.0 et connaître ses forces et ses faiblesses, nous vous invitons à aller consulter la page permanente dédiée à l’OS de Google.

Android à poil

Cela dit, comme il est de plus en plus rare que les constructeurs proposent une version complètement nue du système, il est quand même nécessaire que nous nous y attardions un instant. D’abord, est-ce que le tout est fluide ? Il y a plutôt intérêt : si Android n’arrive pas à bien tourner avec un processeur quadruple-coeur, c’est peine perdue. Rien à craindre avec Acer : l’OS est très bien intégré et on ne constate aucun ralentissement, comme cela avait pu être le cas sur certains modèles chinois. C’est ce qui distingue encore les modèles milieu de gamme et haut de gamme de l’entrée de gamme : à caractéristiques égales, deux modèles apparemment similaires peuvent être en pratique excellents ou insupportables pour l’utilisateur.

Bien évidemment, cette Iconia Tab A510 dispose du système officiel complet et, de fait, de la suite Google Apps, incluant le Play Store, Gmail, Google Talk ou encore, le fameux Google Maps. Si vous êtes habitués à ces services et que votre accès au web passe la plupart du temps par le prisme des Google Apps, sachez que leur intégration est parfaite sur Android : toutes sont très bien développées et se synchronisent sans aucun problème avec vos différents comptes. Du côté du navigateur, comptez entre 2 et 5 secondes pour charger une page : c’est tout le confort que l’on attend d’une tablette tactile et qu’on ne retrouve jamais sur une tablette chinoise – qui met entre 15 et 30 secondes à ouvrir une page web qui n’est pas en cache.

Zune. Ahahah. Zune. Pardon.

De son côté, Acer a ajouté au système quelques outils très bien pensés. D’abord, dès que l’on allume la tablette, on constate que l’écran de verrouillage a été modifié : au lieu d’une simple alternative entre l’appareil photo et l’accès au système, Acer a jugé qu’il était plus pertinent de laisser, sur une tablette, plusieurs choix à l’utilisateur. Vous aurez donc quatre icônes en accès rapide que vous pourrez modifier dans le menu « Paramètres », dans la section qui, comme souvent, a été traduite avec les pieds : « Verrouiller les applis d’écran ». Mais bien sûr.

Doigt vendu séparément

Au-delà de ça, on retrouve quelques widgets exclusifs vous permettant d’afficher la météo ou le calendrier : Acer a eu le bon goût d’engager quelques designers software dans ses équipes qui ont pondu des logos plutôt sobres et jolis, ce qui n’était pas forcément le cas sur les précédents modèles de la marque. Contrairement à Samsung, Acer n’a pas choisi de refaire entièrement sa propre ROM et les changements par rapport à Android nu sont finalement très discrets et de toute façon superficiels, ce qui ravira les amateurs des versions « pures » de l’OS.

Ici, vous pouvoir voyez le 2nd Verrouiller les applis d’écran

Non, le seul ajout réellement important est le fameux cercle de fonctionnalités, sobrement baptisé Acer Ring. Qu’est-ce ? Eh bien une sorte de menu de lancement en cercle qui contient des tas de raccourcis pour accéder plus rapidement à certaines fonctionnalités qui ne sont pas tout le temps indispensables mais qui sont appréciables une fois qu’on s’est habitué à les avoir sous la main. C’est par ce menu par exemple, qu’il est possible de prendre des captures d’écrans ou de régler le volume sans passer par les boutons physiques.

Comme le lockscreen, ce Ring peut être personnalisé avec les raccourcis que vous désirez, jusqu’à quatre au maximum, qui seront donc accessibles en deux clics : cela plaira à ceux d’entre vous qui n’aiment pas surcharger leurs bureaux de raccourcis inutiles. Sur la droite du Ring, on retrouve les favoris enregistrés dans le navigateur sous la forme d’un cover-flow très fluide. On avait un peu peur que cette fonctionnalité soit, comme souvent, mal implantée, mais ce n’est pas du tout le cas, le cercle apparaît instantanément et les fonctions à l’intérieur réagissent au doigt et à l’oeil. Vous n’aimez quand même pas ? Pas de problème, vous pouvez désactiver l’ensemble fort simplement à partir des paramètres. Un constructeur qui vous laisse le choix d’utiliser sa « surcouche » ? C’est assez rare pour le noter.

Qui screenshot le screenshoteur ?

Une autre fonction nous fait de l’oeil dans les paramètres : « Acer Print ». Comme le sous-entend le menu, la tablette aurait donc été pensée pour faire fonctionner des imprimantes ? Ni une ni deux, nous branchons notre banale HP PhotoSmart Premium, imprimante grand public s’il en est. Résultat ? L’imprimante est reconnue via USB… mais non prise en charge, alors qu’elle figure bien dans la liste des imprimantes compatibles. C’était trop beau. Cela dit, l’assistant vous permettra d’installer une imprimante WiFi en quelques clics, pour peu que vous l’ayez configurée au préalable pour être accessible à tous les périphériques connectés au même réseau.

On note enfin un égaliseur proposé par Dolby Audio, partenaire d’Acer pour ses produits mobiles. Il ne fera pas de merveille, mais il a le mérite d’exister et de vous laisser régler sommairement quelques paramètres comme les graves et les aigus. Même si ce n’est pas une révolution, ce sont des petits détails qui font plaisir.

2 – Acer et les Jeux Olympiques : une tablette pour les amateurs de sport ?

Cela ne vous a pas échappé si vous avez lu attentivement le début du test, la tablette d’Acer est brandée Jeux Olympiques. On a le logo au dos, évidemment, un écran de lancement plutôt joli aux couleurs des sports, une dizaine de fonds d’écran et une application exclusive pour profiter de la compétition. Voilà. Rassurez-vous, Acer n’a pas pensé qu’aux amateurs de sports : en fait, la suite logicielle présente sur la tablette est l’une des plus complètes que l’on ait pu voir sur Android depuis les Galaxy Tab 10.1 et leurs fameux « hubs » très bien remplis. Petit tour d’horizon.

  •  Acer Print  : voir plus haut, un raccourcis vers les paramètres.
  • Acertrax Movies : une offre de VOD tierce, pour ceux qui ne seraient pas satisfaits du Google Play Movies. Les films vont de 4€ en location à 15 en achat. Les fiches sont plutôt bien faites, avec les bandes-annonces et les résumés. Malheureusement, tout est en VF.
  • Astro : Acer a choisi un explorateur de fichiers très bien fichu pour équiper sa tablette, qui pourra aussi faire un backup de vos documents et configurations. Version complète, belle réactivité, un excellent choix.
Le petit Astro des débuts d’Android est devenu une solution complète pour gérer ses fichiers
  • AUPEO! : Aupeo! est un agrégateur de radios en ligne. L’application est plutôt bien faite et vous pourrez commencer à écouter de la musique selon le genre que vous avez sélectionné quelques secondes seulement après son lancement. Encore une fois, une très bonne idée.
  • Barcode Scanner : un lecteur de QR Code et autres codes-barre. La référence sur Android, pour autant, est-ce pertinent sur une tablette ?
  • Clear.fi : la solution DLNA d’Acer. Très simple à utiliser, vous permettra de lire et d’afficher des fichiers sur tous les périphériques compatibles en un clin d’oeil.
L’interface est so XXe siècle, mais au moins ça fonctionne
  • Enregistreur : LALALA.
  • Equiview : nous mettre une application smartphone en mode de compatibilité tablette, moche et mal fichue, pour transformer la tablette en télécommande WiFi, l’Iconia Tab A510 ne disposant pas d’émetteur infrarouge, comment dire, non.
  • Eurosport : application très importante. Elle est le coeur de l’offre « sports » d’Acer et pourrait plaire à ceux qui cherchent à regarder les Jeux Olympiques sur leur ardoise. Du 16 avril au 13 aout, tous les possesseurs d’Iconia Tab A510 auront un accès illimité et gratuit à l’application Eurosport Player disponible sur le Play Store. Cela permettra évidemment de suivre la compétition londonienne, mais rien ne vous empêche de regarder la chaîne dès maintenant. Une bonne idée de la part d’Acer qui offre un service gratuit et exclusif à ces clients.
Tablette des JO, mais pas que
  • Evernote : retrouver un des meilleurs blocs-note du marché installé par défaut sur la tablette, c’est cool !
  • Facebook : un lien vers la page Facebook. Vis ma vie de Blackberry Playbook.
  • HW Solitaire : ahah, un solitaire ! Mine de rien, que va vous demander votre mère si vous lui achetez cette tablette hein ? De pouvoir jouer au solitaire dessus. Bingo Acer, surtout que celui préinstallé est un jeu Tegra 3 de toute beauté.
Imaginez si, pour aller avec le logo, ils l’avaient fait vert
  • Lumiread : la liseuse, décode sans problème les fichiers ePub, txt et PDF.
  • Play Musique : on le note celui-ci, parce que le service n’est pas disponible en France, théoriquement. Acer a quand même jugé bon de l’installer : tant mieux, c’est une de nos applications Google préférées sur LesArdoises !
  • Serveur Media : une autre application smartphone étirée, qui en plus fait double emploi avec Clear.fi ? Aucun intérêt.
  • Soundhound : Faites-lui écouter un morceau, il vous dira lequel c’est. Enfin, sauf si vous êtes du genre à écouter du Black Metal japonais.
Mainstream
  • Tegra Zone : nous y reviendrons un peu plus tard.
  • Virus Scan : Allo les constructeurs, ici LesArdoises, il n’y a pas de virus sur Android, je répète, il n’y a pas de virus sur Android.
  • Zinio : l’application très classe est vraiment bien foutue pour consulter des magazines. Acer aurait pu penser à une offre de découverte gratuite, mais bon, on ne va pas chipoter.
Eeeeet non, il n’y a pas que des applications pour smartphone étirées, mauvaises langues !

Si vous vous inquiétiez de la tendance sportive de cette tablette, on espère que cette petite liste vous aura rassurée : non, Acer n’a pas sacrifié sa tablette sur l’autel des dieux de l’Olympe. Au contraire, la suite logicielle par défaut est vraiment très bonne et quelqu’un qui n’est pas familier des magasins d’application pourra se passer du Play Store pendant de longues heures avant d’avoir besoin de quelque chose de supplémentaire. Entre le manuel d’utilisation et ces applications fort bien pensées pour la plupart, on ne peut que féliciter Acer d’avoir orienté son produit vers le grand public, celui qu’il manque à Android aujourd’hui pour se démocratiser.

III – Multimédia et jeux : du Tegra 3 sous le capot

1 – La lecture vidéo dans la norme de 2012

Reconnaissons-le, le Tegra 3 de nVidia, malgré toutes ses belles promesses, n’est pas sans défaut : en plus de consommer beaucoup plus de batterie que ce que le constructeur nous promettait, le processeur quadruple coeur de la marque au caméléon est une véritable chaudière. Ce matin encore, un nouveau record de chauffe a été battu avec 89 degrés Celsius sur un HTC One X utilisé pour faire tourner l’excellent Shadowgun THD. Si nVidia ne facilite pas la vie des constructeurs, certains s’en sortent mieux que d’autres pour refroidir leurs engins – Acer est de ceux-là, puisqu’en l’utilisant pas mal de temps, nous n’avons pas constaté d’émission de chaleur qui allait jusqu’à rendre l’expérience désagréable.

Tegra is the new 3DFX

Nous avons refusé de polémiquer sur la chaleur du nouvel iPad, restons cohérents : oui, cette tablette chauffe en activité, non, elle ne vous brûlera pas les mains quand vous l’utiliserez. Il ne faudrait pas oublier qu’à côté de cela, le Tegra 3 a quand même pas mal d’avantages, comme le décodage parfait des vidéos high-profile en 1080p, la reconnaissance des manettes de jeu ou encore, l’accès à la fameuse Tegra Zone qui possède des titres exclusifs de grande qualité. On regrette de manière générale la dispersion des applications sur Android et nVidia n’est pas innocent à ce niveau, mais maintenant que c’est un fait, autant être du bon côté de la barrière virtuelle…

1080p. Oui, la tablette ne fait que 800p de haut, mais je peux parce que je peux.

Bref, du côté de la lecture donc, c’est un sans faute, notre gros lapin en 1080p high profile est lu sans aucun problème par l’application Galerie. On notera que, contrairement à celles que l’on retrouve sur Touchwiz, la surcouche de Samsung, les intégrations logicielles d’Acer se font très discrètes une fois qu’une application de lecture est lancée : la barre des tâches ne s’abaissera pas mais les icônes se transformeront en petits points, confort indéniable pendant la lecture d’un film, par exemple. Avec ses 32 Go de mémoire, vous aurez de quoi stocker un bon nombre de films.H264.LOL.2HD et séries.HDTV.720p importés depuis votre collection personnelle dans le cadre du droit exceptionnel à la copie privée.

Du côté de la capture, nous vous laissons seuls juges, mais comme souvent, ne vous attendez pas à des merveilles venant d’une tablette tactile : l’ardoise est peu confortable pour cadrer un sujet et faire une mise au point rapide et efficace.

ERROR 37

Bonjour, je voudrai un… ERROR 37

Aaaah le soleil, la nat… ERROR 37

Vous vous souvenez de la première tablette d’Acer ? La webcam avait été placée dans un endroit complètement incongru, sur un des petits bords, et même pas centrée, ce qui nous avait fait écrire que les ingénieurs de la firme devaient avoir un campus autour de Tchernobyl. Eh bien mesdames et messieurs, même si Acer a fait un net progrès en plaçant sa webcam sur la bonne tranche, sachez qu’elle n’est toujours pas au centre. En pratique, c’est moins désagréable qu’avant, mais si vous êtes un maniaque de l’ordre, vous ne pourrez pas manquer de tiquer à chaque fois que vos yeux se poseront sur ce point qui n’est pas équidistant des deux extrémités.

De loin, cela n’a pas l’air si difficile de centrer un composant, mais après tout, je ne suis pas ingénieur.

2 – Jeux non olympiques

Du côté des jeux et autres divertissements, nos remarques seront les mêmes que pour le test de la Transformer Prime : nous sommes sur Android, donc il faut apprécier ne pas jouer en plein écran et risquer de toucher les boutons de la barre des tâches en plein jeu, mais nous sommes également sur du Tegra 3, ce qui signifie que la Tegra Zone est directement accessible avec des titres de plus en plus jolis et toujours plus intéressants.

La PS2 peut rentrer chez elle

Demolition Inc., Shadowgun THD, Dark Meadow (excellent au demeurant, quoique l’ambiance est bien ruinée par la barre des tâches, bonjour la suspension of disbelief) et bien d’autres ont souvent une version optimisée pour le processeur de nVidia, quand ils ne sont pas carrément exclusifs. En plus, le Tegra 3 est théoriquement compatible avec un paquet de joysticks et joypads USB. Théoriquement parce qu’à la rédac, nous ne devons pas avoir de chance : les contrôleurs qu’on essaie sont à chaque fois reconnus mais n’ont aucun effet sur les jeux. Pas très pratique, mais bon, si vous avez un joypad Xbox 360, ça devrait passer.

Pas grand chose à dire de plus, si ce n’est encore une fois que la tablette d’Acer s’en sort remarquablement bien dans toutes les tâches qu’on lui demande ou qu’un gros utilisateur d’Android comme un débutant qui découvre le système pourrait lui demander. Peut-être aurait-il été judicieux de pousser le trip JO jusqu’au bout et proposer des titres sportifs gratuitement sur la tablette ? De mémoire, Acer avait offert 3 jeux Gameloft aux utilisateurs de l’Iconia Tab A500, dommage qu’ils n’aient pas réitéré une opération du même genre.

Conclusion

 Avec son A510, Acer ne révolutionne rien et même, pourrait-on dire, n’innove pas vraiment : on reste sur des bases très confortables, un écran SD, 32 Go, du Tegra 3, Android 4.0 quasiment nu et un design conventionnel. Cela dit, ce n’est pas du tout une mauvaise chose. L’an passé, nous avions trouvé que la tablette de référence qui avait porté le marché Android était la Transformer d’Asus, parce qu’elle apportait un vrai plus à un écosystème et un hardware qui avait beaucoup de mal à convaincre. Cette année, nous prendrions volontiers la position inverse : nous trouvons que l’obligation d’achat d’un clavier pour la Transformer Prime a plus pénalisé la tablette qui était vendue à un prix exorbitant, alors qu’elle avait tous les arguments de son côté pour être utilisée seule.

Asus commence à peine à sortir de l’ombre sa réponse à l’A510, mais rendons à César ce qui est à César : cette fois, en proposant une tablette seule à 399€ disposant de 32 Go de stockage et bien équipée du côté logiciel, on peut dire que c’est Acer qui a fait le bon choix au bon moment. Du coup, malgré son look subtilement teinté de JO, vous auriez tort de passer à côté de cette machine si vous cherchez un bon rapport qualité/prix sur Android. L’Iconia Tab A510 pourrait bien être la référence sous Android 4.0, référence au sens d’une machine « normale », par rapport à laquelle les autres constructeurs vont se positionner jusqu’à la prochaine génération.

Reste enfin à examiner la question de l’A700, la tablette haut de gamme de la marque. Difficile de vous conseiller : on l’a vue apparaître ici et là chez les revendeurs au prix assez incroyable de 449€, pour une disponibilité estimée au mois de juin. Notez donc une chose : cette estimation ne repose sur rien et vous pourriez attendre votre tablette très longtemps si les stocks ne suivent pas. Cela dit, l’écran HD est vraiment une amélioration technologique colossale pour une tablette tactile, le nouvel iPad nous l’a prouvé. Mettez tout cela dans la balance à l’heure du choix !

On retiendra : 

  • Une tablette cohérente, bien placée sur le marché sous la barre des 400€
  • 32 Go de mémoire, Android 4.0, du Tegra 3 : le top avec un écran non HD
  • La suite logicielle proposée par Acer : complète et intéressante, notamment grâce au Ring
  • Les finitions, notamment le dos de la tablette, qui montre qu’on peut faire autre chose que du plastoc
  • La lecture des fichiers en 1080p high-profile, la ludothèque Tegra 3
  • Le manuel d’utilisation !

On voudrait que cela n’eût jamais existé :

  • Les défauts inhérents à Android et non pas à la tablette : barre des tâches visible, applications pour smartphone mal étirées…
  • Le flou autour du modèle A700 : 50€ de plus pour un écran HD, ça a le mérite de faire hésiter
  • Les rares logiciels natifs vraiment inutiles et mal choisis, une question : pourquoi ?

Caractéristiques complètesNotation Androidy’s d’Acer

Nous remercions notre plus vieux partenaire LDLC pour le prêt de ce modèle sans condition de rédaction. Vous retrouverez bien entendu l’Acer Iconia Tab A510 dans leur boutique.