Vous n’avez pas pu y échapper : Oracle a assigné Googe devant les tribunaux américains, et le premier larron n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Diverses violations de brevets et de propriété et une sombre histoire de code réutilisé frauduleusement plus tard, Oracle demande quelques milliards au géant de Mountain View. Qu’importe, il faudra se battre sur le fond du problème.

D’accord, ma phrase précédente n’était pas des plus convainquantes. Pas question d’attaquer le fond, Google a décidé de tout miser sur la forme. Les premières audiences ont donc été l’occasion d’assister à un Mortal Kombat juridique, aussi sournois que violent. Mais ce qu’il y a de bien avec les procès pour violation de brevets, c’est que les protagonistes sont dans l’obligation de fournir des preuves, qui s’apparentent davantage à de vieux squelettes, qu’on aurait mieux aimé conserver au fond de son placard.

 

C’est ainsi que les observateurs ont pu mettre la main sur les mockups des premières interfaces pour tablette designées par Google. Basé sur Froyo-Gingerbread dans le style, ces quelques montages d’époque sont assez révélateurs des idées que voulaient concrétiser Google. On y retrouve de larges widgets et des applications retouchées pour l’occasion comme YouTube et Musique. Assez proche de la réalité actuelle sous Honeycomb et Ice Crean Sandwich. Le style global, depareillé, est une histoire de goût mais il y a certains moments où nous pensons tout le bien de l’uniformisation de l’apparence, apportée par les thème Tron-like d’Android 3 et Holo d’ICS.

Google avait déjà pensé à la virtualisation des boutons – je ne trouve pas le bouton retour – et avait accordé aux applications Talk, Agenda et Gmail un accès direct depuis le coin inférieur gauche de la tablette. Une idée qui n’a finalement pas été retenu, le multitâche ayant été préféré à cet endroit-ci, avec sa nouvelle présentation.

Enfin, les rapports remis par Google faisaient état des estimations du géant californien à propos de la pénétration d’Android sur le marché des tablettes : 500.000 appareils seraient vendus en 2010 avec une perspective à 20 millions d’ardoises pour l’année 2012. Objectif chiffré : 33% du marché à conquérir. Ambitieux. Si on croise les données, les tablettes propulsées par Android détiendraient 27% du marché. Mais combien de pourcents sont à mettre à l’actif de la Kindle Fire ou des Nook Color ou Tablet, qui rencontrent un franc succès sur le marché US ?

La réalité est dure et le terrain est âpre. Google et les constructeurs qui ont fait appel à son OS n’ont – jusque là – pas su communiquer et diffuser convenablement des tablettes Android. Les leçons seront-elles enfin tirées ? La Nexus Tab saura-t-elle mettre en avant – pour le grand public – les atouts d’Ice Cream Sandwich ? Ce n’est pas joué d’avance.

via : AndroidCommunity