On reste un peu chez HP en ce jour théorique de sortie de la première tablette sous WebOS. Comme le fait remarquer Engadget, la Touchpad souffre du même problème que la Playbook de  RIM : un magasin d’application très pauvre au lancement. Comme nous vous le disions, la tablette n’aurait que 300 applications officielles et à peu près 1500 en tout…

Est-ce que la tablette tactile d’HP est déjà morte dans l’oeuf ? Je ne pense pas.

Je crois qu’il faut remettre la stratégie WebOS dans son contexte. Prenez Android par exemple : sur tablette, c’est un OS sorti de nulle part, qui fonctionne sur du matériel que les constructeurs doivent adapter, poussant à l’innovation et à la prise de risque. WebOS, ce n’est pas tout à fait ça, puisque c’est HP qui est aux commandes et HP, c’est un parc existant de PC, netbooks et imprimantes complètement hallucinant.

Lors de la présentation de la tablette, la firme a confirmé son désir de porter WebOS sur toutes ces plate-formes, peut-être comme surcouche tactile de Windows ou en dual-boot. Bref, ils estiment qu’il y aura l’année prochaine un peu plus d’un million de produit faisant tourner WebOS. Et on est tenté de les croire, parce que HP se vend très bien chez le grand public, dans les Fnac par exemple. Et bien souvent, la qualité est au rendez-vous.

Dans le monde de l’imprimante, c’est la même chose, HP a déjà préparé le terrain en proposant l’année dernière des imprimantes avec écran tactile tournant sous un OS maison qui disposait déjà d’un magasin d’applications. On les voit très bien proposer une version épurée de leur système pour ces petits écrans de contrôle.

Du coup, les applications et la communauté pourraient bien grandir à un rythme impressionnant d’autant plus que HP a déjà annoncé vouloir proposer des licences WebOS à certains constructeurs. Déployer un OS concurrent d’Apple en masse, formant un écosystème dont la tablette n’est qu’une partie : est-ce la solution pour imposer sa marque dans le monde du tactile ? Verdict dans quelques mois…