Je ne vous ferai pas part du rythme cardiaque dans lequel se trouve la rédaction, mais entre la surveillance des soldes – et il y a de nombreuses références que nous n’avons pas incluses -, la tenue du site, notre cher Julien qui a rendez-vous chez Acer et le début de la Google I/O dans 3 heures, nos deux petits corps mous sont mis à rude épreuve. Mais nous tiendrons la barre, et fermement, pour vous. Éloignons-nous justement des nuages annonciateurs de désordre et de tempête, rejoignons un monde parallèle qui vit à un rythme suranné : nous allons parler de webOS.

C’est tout de même avec un peu d’appréhension que j’écris ce billet, le dernier en date – parlant de la TouchPad – a eu le curieux effet, m’étant fait virtuellement écharpé par un gentil lecteur qui n’y est pas allé avec le dos de la fourche – ça change un peu. Après avoir pansé mes plaies, je me présente à nouveau face à vous, les jambes tremblantes mais la main sûre. En mars dernier, HP avait communiqué assez timidement – comprendre avec gants, pincettes et tablier de bûcheron, pour l’image – sur l’évolution du projet Open webOS. En effet depuis l’arrêt de la production de la TouchPad et l’embarras devant la situation des équipes de webOS – les anciens de chez Palm -, Meg Whitman et le conseil d’administration ont décidé de diffuser le code source de l’ancien système maison sur les Internets. Avec une sortie prévue entre la fin du mois de juillet et d’octobre pour la release finale qui sera sobrement annotée 1.0.

Le temps que tout ceci s’affine, HP nous offre une sorte de préquelle, baptisé webOS Community Edition. Entièrement dédié à la TouchPad, cette version sera toujours supportée par le constructeur qui a souhaité renforcer sa collaboration avec webOS Internals, une équipe de développeurs indépendants qui ont intensément travaillé sur webOS depuis le Palm Pre. Une équipe spécifique nommée webOS Ports, dirigée par Tom King, a été créée dans le but de maintenir et de travailler sur le code. Hewlett Packard annonce mettre le paquet pour offrir à tous un OS fonctionnel et documenté au maximum, assurant également la fourniture des pilotes nécessaires.

Cette édition tournée vers la communauté permet aux développeurs, désireux de manipuler le code – que vous trouverez ici -, de modifier la vue multitâche, les layouts, le launcher, la fonction Just Type – qui unifie recherches Internet et recherches sur l’appareil – notamment. Parallèlement à cela, le framework, souhaité multi-plateforme, Enyo, basé sur du Javascript et de l’HTML5, a connu une mise-à-jour importante, que je vous laisse découvrir. Dernière petite chose à rappeler avant de nous quitter pour préparer le live pour le Google I/O, si cette Community Edition est vouée à uniquement équipé la TouchPad, le projet Open webOS, lui, a pour vocation d’être implanté dans le matériel de votre choix, en restant à l’écoute de nouvelles solutions tierces open-source. C’est un peu ça la philosophie de l’open : partage, joie et manipulations génétiques. Pour la science.