Quand les temps sont durs, seuls les durs s’en sortent. Une maxime qui se prête évidemment au secteur âpre des nouvelles technologies. Il n’aura échappé à personne que Hewlett-Packard a été grandement fragilisé par l’épopée Touchpad. Une tablette 9,7 pouces sous webOS 3.x – le système maison – vendue au prix fort. Jusqu’à ce que tout s’écroule devant l’absence crue de clients.

Cependant la baisse de prix astronomique qu’a connu la tablette en a fait du jour au lendemain l’objet à absolument détenir. Si CyanogenMod a rapidement fait miroiter Android 2.3 sur celle-ci, cette base de clients toute fraîche a permis à HP de continuer à faire évoluer ce webOS prometteur. Mais les reins ne sont pas suffisamment solides et après une attente exceptionnellement longue, HP décida d’ouvrir les sources de webOS 3 : ainsi naquit Open webOS.

Alors qu’est cet Enyo mentionné dans le titre ? Il s’agit du framework developpé spécialement – à la base – pour webOS 3, basé sur du HTML5 et du JavaScript. Il y a quelques jours, La Bordure s’est retrouvée en possession d’informations sérieuses qui révèlent qu’une partie de l’équipe responsable d’Enyo devrait rejoindre les forces vives de Google. De quoi adresser quelques signaux et permettre de spéculer sur l’avenir du projet Open webOS.

La première réaction logique serait de penser que le départ cette équipe, responsable de la majeure partie du code nécessaire à Open webOS, fragilise ce projet et retarde l’échéance de sa mise à disposition. La version 1.0 est donc toujours attendue pour le mois de septembre comme l’indiquait la roadmap de janvier dernier. HP s’est fendu d’un communiqué suite à ces révélations :

Le projet webOS est dans les temps et nous demeurons en accord avec le planning annoncé en janvier

Les dernières suppositions consistent à trouver l’apport d’une telle équipe pour Google. Il serait logique de penser avant tout au secteur du mobile et des tablettes où webOS opérait. Il est également reconnu que ce dernier apportait un regard neuf sur les systèmes mobiles. La division Android pourrait donc en être renforcé. Les équipes de développement du navigateur Chrome ou de Chrome OS pourraient également tirer parti du savoir-faire de ces programmeurs, rompus à l’utilisation de la norme HTML5. Alors abandon symbolique ou nouvel atout stratégique ?