Haaaaaaan l’appel aux trolls par le troll !

Bien évidemment que l‘iPad Mini n’est pas un iPod bien que plus d’un troll trouvent moyen de comparer les deux terminaux.

iPod, 2001

Pourtant, la remarque n’est pas si infondée que cela si l’on s’en tient à des critères commerciaux et marketing.

L’iPod, quand il est sorti, n’avait franchement pas grand chose de révolutionnaire. Le nouveau né d’Apple ne supportait à l’époque pas la comparaison avec ses concurrents (Archos, Creative, etc.).

Rio300, 1998

Mais si le public habituel des baladeurs ne s’y trompait pas, le grand public, qui lui ne suit pas l’actualité des lecteurs MP3, a vu dans l’iPod deux choses :

  • - Un appareil sexy et simple
  • - Un modèle haut-de-gramme démocratisé par les médias et l’effet Apple

Il n’en a pas fallu plus pour transformer l’appareil en cadeau de Noël idéal.

Peu après, l’iPod Nano a fait son apparition et est lui devenu le cadeau d’anniversaire idéal.

C’est dans le mot «idéal» que réside la magie Apple. La marque étant socialement perçue comme haut-de-gamme et innovatrice, lorsque l’on choisit le cadeau, on se dit que l’on n’est sûr de ne pas décevoir contrairement à un concurrent peu connu du grand public qui oblige donc à lire les caractéristiques techniques du produit.

La suite de l’histoire, on la connait, le terminal musical d’Apple a fait le tour du monde et propulsé son principal défaut – iTunes – au top du chiffre d’affaire de la firme de Cupertino.

Et l’iPad Mini alors ? Un format déjà connu, des fonctionnalités «simplifiées», un prix supérieur au marché mais qui rentre dans le haut du panier pour un cadeau …

Vous reconnaissez la recette ?

En tout cas, pour moi, il est clair que l’iPad Mini va s’écouler par cartons entier pendant le temps des fêtes pour s’imposer sur le marché comme un produit de masse tandis que dans le même espace de temps, l’iPad va tranquillement glisser vers les 15 à 20% de parts de marché laissant la part belle à Android et à Windows 8.