Quand on parle Microsoft Surface, la plus grosse inconnue reste le prix de l’engin. Ou sa disponibilité. Ou son autonomie. Mais comme il est difficile de deviner les deux derniers, Digitimes s’est lancé dans la divination sur le premier. Nous avons donc deux modèles, l’un sous ARM – apparemment du Tegra 3 -, l’autre  sous Ivy Bridge, donc des processeurs Intel Core i5. Comme vous vous en doutez, les seconds seront bien plus chers que les premiers et même si Microsoft a annoncé des produits « concurrentiels », cela ne sera peut-être pas forcément toujours le cas.

Ainsi, Digitimes parle de 799 dollars pour le prix de base du modèle Intel. Pour le coup, ce n’est pas très cher, dans la mesure où il peut être comparé à un véritable petit ultrabook. Rappelons également que les tablettes Windows 7 comparables, comme celles que vend toujours Samsung, peuvent chiffrer jusqu’à 1200€ selon la configuration – disons donc que pour un modèle « pro », avec un écran HD qui plus est, on reste dans des prix convenables.

En revanche, la tablette grand public pose plus de problèmes. Si les chiffres de Digitimes se confirment, on aurait un modèle de base à 599€, doté d’un écran qui est loin du Retina de l’iPad et d’un système qui n’aura pas le bureau classique – sauf pour Internet Explorer et Office, dans un premier temps, puisque la version ARM de la suite bureautique devrait pointer le bout de son nez peu après. Avec un iPad 2 à 400€, une A700 à 440€, un nouvel iPad à 489€ et la ribambelle de tablettes Android à 399€, avec un modèle aussi cher, Microsoft risque de se heurter à un mur mental établi de longue date par la concurrence.

Nous ne donnerons pas trop de crédit à ces prix annoncés par Digitimes, une fois n’est pas coutume, mais cette inconnue déterminera probablement l’avenir de l’engin. Si Microsoft se plante à ce niveau, même si la tablette est géniale, elle ne pourra pas percer.