Oh qu’on l’attendait, cette tablette d’Asus. On ne pourra pas dire qu’on ne les a pas suivis : après la Transformer qui a reçu le seul Honeycomb Award l’an passé, la Slider qui était un hybride plutôt intéressant et le petit aperçu de la Prime sous Android 3.x que nous vous donnions au début du mois de janvier, il ne manquait plus que le test de la Transformer Prime sous Android 4.0 à notre collection. Malheureusement, disons-le franchement, le lancement de cette tablette a été véritablement catastrophique et si nous ne pouvons tester un modèle commercial que maintenant, c’est que les stocks ne permettaient pas de le faire plus tôt.

D’abord, la première ROM sous Android 3.x a connu son lot de bug, sans parler du blocage du bootloader revendiqué par Asus qui a effrayé la communauté des bidouilleurs passionnés. Ensuite, tous les sites de vente qui avaient enregistré des dizaines de précommandes ont reçu les unités au goutte à goutte, entraînant des vagues de frustration, par exemple du côté des clients qui recevaient un modèle défectueux et devaient attendre 2 mois pour un échange standard. Bref, du chaos comme on l’aime, qui, depuis quelques semaines, tend à se stabiliser, même si la dernière mise-à-jour de l’OS a été diffusée la semaine dernière par Asus pour être retirée immédiatement, car trop instable…

Cela dit, si passer sur ces détails serait malhonnête, nous avons reçu un modèle commercial de Transformer, piqué chez nos partenaires de LDLC et tout fonctionne, a priori, parfaitement bien. La tablette tourne sous Android 4.0 et nous n’avons eu aucun problème jusqu’à aujourd’hui. Chance ? Peut-être, en tout cas, sachez que le test que vous allez lire a été réalisé dans des conditions optimales. Voyons donc ce que la première tablette sous Tegra 3 a dans le ventre.

Sommaire

I – Du netbook à l’ultrabook : de la Transformer à la Prime

1 – Quand Asus redéfinissait le terme « haut de gamme »

2 – Les ennemis géniaux des batteries : Super-IPS et Tegra 3 et leurs copains

II – Pure Android 4.0

1 – Ice Cream Sandwich : je t’aime, moi non plus

2 – Le clavier et l’expérience Transformer

III – Pousser les portes du multimédia : la tablette de salon ultime ?

1 – Mon nom est « MediaPlayer »

2 –  C’est quoi notre métier mesdemoiselles ?! Jouer ! Jouer ! Jouer !

Conclusion

 

I – Du netbook à l’ultrabook : de la Transformer à la Prime

1 – Quand Asus redéfinissait le terme « haut de gamme »

En 2008, la mode était au netbook : MSI, HP, Samsung, Sony et bien sûr Asus  se sont lancés dans la bataille. D’ailleurs, la marque taïwanaise peut se vanter d’avoir lancé le format, avec ses premiers netbooks de 7 pouces, qui étaient malheureusement bien trop petits pour être confortables. Avec l’arrivée massive du format 10 pouces, Asus n’est pas resté sur ses acquis : au contraire, ce sont eux qui ont poussé les modèles vers l’avant, jusqu’à sortir des netbooks « idéaux », les fameux Seashell.

Elégante, même avec un oeil plus petit que l’autre

Quand la première Transformer est sortie en 2011, Asus a évidemment repris toute son expertise dans le domaine du portable d’entrée de gamme : entre un des derniers 1015PE de la gamme netbook et une Transformer, il n’y avait pas beaucoup de différence du côté du design. Si l’ensemble était de bonne facture, on restait dans l’esprit netbook, c’est-à-dire des ordinateurs très peu chers et conçus pour être promenés plus que pour faire tourner de grosses applications. Les finitions étaient bonnes, mais pas encore au niveau des Galaxy Tab ou du précieux iPad.

Avec sa Transformer Prime, Asus annonce la couleur : la référence ne sera plus le netbook, mais l’ultrabook, nouvelle mode de 2012 lancée par Apple avec ses Macbook Air il y a quelques années maintenant. Qu’est-ce qu’un ultrabook ? Un ordinateur portable très fin, très léger et sans compromis : les matériaux utilisés sont généralement luxueux et les caractéristiques ne sont pas revues à la baisse par rapport aux ordinateurs portables traditionnels. Cette gamme, chez Asus, c’est celle des ZenBook, dont la Transformer Prime est clairement inspirée.

Le papa de la Prime, c’est lui

Et quand on connaît cette paternité, le produit ne surprend pas, mais ne déçoit pas non plus : entre la première Transformer et cette Transformer Prime, il y a un monde en terme de design et de finitions. Exit par exemple le plastique, cette fois, nous avons comme sur iPad un revêtement arrière en aluminium qui, a lui seul, est un gage de qualité : avec la Galaxy Tab 7.7 qui reprenait les mêmes codes, on sent que les constructeurs Android veulent s’imposer dans le haut de gamme avec une image de marque. Si l’on pouvait trouver trop chères les tablettes de la précédente génération, cette fois, un saut qualitatif a été fait et les prix élevés semblent de plus en plus justifiés pour ce type de matériel.

Le design de la tablette a été bien plus travaillé que celui de son aînée, les bords anguleux laissant leur place à de belles courbes, qui permettent également d’affiner l’ensemble. Toutes ces références à Apple dès le premier chapitre de ce test vont faire grincer des dents les plus Androidiens d’entre vous, mais il faut reconnaître que le design emprunte cette fois énormément à l’iPad, bien plus que les Galaxy Tab en tout cas. Il suffit de les mettre côte à côte pour s’en rendre compte : jamais deux tablettes n’auront été aussi proches, l’une étant la version allongée de l’autre.

Regardez la galerie complète en fin d’article, la ressemblance entre deux modèles n’a jamais été aussi poussée

Chers lecteurs, rangez votre mauvaise foi : c’est loin d’être un défaut et quand un constructeur reprend ce qui se fait de mieux pour l’adapter à ses modèles, il n’y a pas de quoi polémiquer. Cette cure d’amaigrissement n’a presque aucun impact sur la connectique : on retrouve un port microSD sur la gauche de l’appareil, secondé d’un port micro-HDMI, qui remplace le mini-HDMI du premier modèle de Transformer : il faudra racheter un câble. Sur la droite de l’appareil, la sortie mini-jack ne manque évidemment pas à l’appel.

Duel au sommet

Même remarques du côté du dock clavier, qui est moitié moins épais que celui de la première Transformer. Les lignes ont été revues pour coller au nouveau design de l’ensemble, et, une fois la tablette sur son dock, on a du mal à ne pas voir un ZenBook de petite taille. Fait étrange : le système de charnière semble être d’une qualité inférieure au reste, mais vu qu’il prend à peu près 7 pouces en un seul bloc sur l’ensemble , vous ne devriez pas avoir de problème avec avant très longtemps.

Pas de surprise sur la disposition du clavier : c’est exactement le même que le premier et on regrette vraiment qu’Asus n’ait pas corrigé les petits défauts. La touche « Fn », par exemple, est présente deux fois sur le clavier et sert à activer en tout et pour tout 4 touches, dont on ne se sert en pratique quasiment jamais. Il aurait été judicieux, par exemple, d’utiliser cet espace pour intégrer au clavier une touche « suppr », qui, elle, est bien utile lors de la rédaction.

Sensation de déjà-vu ? En tout cas, le Fn est toujours deux fois trop présent. 

Asus a soigné l’adaptation de son modèle de clavier de référence à Android, puisque toutes les touches de fonction (F1 F2 F3 etc.) sont ici transformées en des touches d’actions directement en rapport avec les fonctions natives du système : retour, WiFi, luminosité, navigateur, appareil photo, paramètres ou encore « verrouillage ». Comme on vous le disait, aucune utilité pour la touche « Fn » puisque tout est accessible dès la première pression. En bas du clavier, les touches « Windows/Cmd », « Alt » et « Clic droit », ont été remplacées respectivement par « Home », « Recherche » et « Menu », trois autres fonctions bien utiles sur Android.

Petit regret, finesse oblige, on perd un des deux ports USB du premier dock. C’était bien pratique quand vous vouliez brancher une souris et une clef USB ou un disque dur externe, désormais, il faudra choisir. Par contre, Asus a laissé l’emplacement SD, ce qui fait que l’ensemble peut compter sur 32 Go minimum de stockage interne, et deux types de stockage externe différents : clairement, nous sommes en présence d’une tablette vouée à recevoir maints films, jeux et autres séries. Nous y reviendront.

2 – Les ennemis géniaux des batteries : Super-IPS, Tegra 3 et leurs copains

Nous sommes donc en face d’un produit très haut de gamme qui, en apparence au moins, laisse présager du meilleur. Et pour une fois, les apparences ne sont pas complètement trompeuses. A l’intérieur de la bête, on trouve notamment deux technologies bien mises en avant par le constructeur : le processeur nVidia Tegra 3 et l’écran Super IPS+.

Difficile de tuer un reflet sur un écran brillant, même pour Super IPS +

Le Tegra est bien connu des amateurs de technique : c’est le premier processeur ARM pentacore. Penta, parce que les quatre coeurs qui fonctionnent ensembles sont accompagnés d’un cinquième coeur sous-cadencé, qui prend le relais pendant les opérations ne demandant pas beaucoup de puissance, permettant ainsi de sauver la batterie. En pratique, on ne sait malheureusement pas vraiment vous dire quand le mono-coeur ou les quatre processeurs sont utilisés.

Quand on voit que n’importe quelle tablette sous Honeycomb peine à atteindre la fluidité de cette tablette, par exemple dans le changement entre deux bureaux, on se pose des questions : comment un simple coeur pourrait-il faire tourner un système aussi parfaitement alors que les Tegra 2, Exynos et autres OMAP dual-core ont un mal fou à gérer des transitions pourtant simples ? Difficile de répondre, puisqu’en plus d’être sous une autre architecture, nous sommes sur un nouvel OS. Alors soit Ice Cream Sandwich est à des kilomètres d’Android 3.x niveau optimisation, soit nVidia a réussi à faire tourner Android sur tablette parfaitement avec un seul coeur. D’un côté, cela donne de l’espoir pour les tablettes de 2011, de l’autre, cela montrerait qu’il y a processeur mobile et bon processeur mobile : Intel avec son simple coeur prévu pour la fin de l’année aurait donc toutes ses chances…

Cette photo pour tous les détracteurs : regardez, l’écran est flou si on se penche !

Bref, nous ne pouvons pas statuer avant d’avoir vu Ice Cream Sandwich tourner de manière officielle sur un Tegra 2 par exemple. Reste que ce Tegra 3 est énergivore et que vous devrez utiliser votre tablette avec parcimonie si vous comptez jouer dessus sans avoir le chargeur à portée de main, même si le dock clavier fait office de batterie de secours. De même, on les sent tourner, les 4×1,4 Ghz de ce petit Tegra 3, et dès le quart d’heure d’utilisation en jeu, la tablette aura pris quelques degrés.

Cela dit, Asus l’a bien fait comprendre : nous avons entre les mains une tablette de maison et il n’y a pratiquement aucune raison que vous n’ayez pas une source de courant à proximité – surtout qu’il ne faut pas dramatiser, quand je dis que la batterie descend vite, vous avez quand même plus de 5h d’utilisation devant vous sans compter le dock (mais dans ce cas, ce n’est plus vraiment une tablette…).

Asus vendra sa Transformer 3 avec une station nucléaire de poche

L’écran, quant-à lui, a beaucoup fait jaser. D’un côté, Asus nous sort une tablette de nouvelle génération et conserve pourtant un écran « de 2011″, alors que Acer a déjà prévu une tablette à la définition bien plus élevée et que l’écran de l’iPad 3 sera très probablement deux fois mieux que celui de l’iPad 2. Oh, Asus a la réponse à ça : eux aussi, vont sortir une Transformer Prime ++ en milieu d’année prochaine. Ce sera la même, avec un écran HD. On peut alors se demander si le constructeur ne se moque pas un peu de ses premiers clients…

Cela dit, même si la communication laisse à désirer – l’annonce de cette Prime HD ayant eu lieu juste après la commercialisation de la Prime, comme s’il fallait réagir dans l’urgence aux annonces des autres -, deux inconnues demeurent : le prix, et la disponibilité. C’est tout à fait possible qu’Asus propose une tablette encore plus cher. Ou moins cher, pour s’aligner sur Apple. Difficile à prévoir, surtout qu’on ne sait pas quand ces tablettes seront disponibles…

Difficile de vous montrer l’effet du Super IPS+ sur une capture d’écran…

Restons donc sur notre modèle disponible dans le commerce à partir de 600€ avec dock. Son écran affiche 1280×800 pixels, comme tous ceux de la gamme 2011. Cela dit, Asus a ajouté deux technologies : un « Super » devant IPS et un « + » derrière. Bullshit marketing ou véritable innovation ? Passons sur le « Super » qui concerne la norme IPS en elle-même, censée offrir des angles de visions très larges sans assombrissement. On parle de 176 ou 178 degrés d’angle pour une vision optimale, mais hé, n’allez pas me dire que c’est votre passion de regarder votre tablette à l’horizontal. En pratique, c’est vrai, on ne voit pas du tout de changement d’intensité des couleurs ou de luminosité : contrat rempli.

Le « + », quant-à lui, concerne la luminosité. On peut la booster en appuyant sur un bouton accessible dans le menu des paramètres rapides. Alors oui, ça booste. Lire au soleil grâce à ça ? Je ne crois pas, même si le temps parisien ne m’a pas permis de le tester. Par temps gris, en extérieur, on voit toujours ce qui se passe à l’écran, mais le verre brillant a tendance déjà à refléter et à gêner la lecture. J’ai du mal à croire qu’en plein été, l’IPS+ permettra d’utiliser la tablette confortablement en extérieur. Surtout que si vous activez cette fonction et qu’en plus vous demandez au Tegra 3 sa pleine puissance, je ne donne pas cher de votre batterie.

… en dédommagement, veuillez accepter ce chaton.

Fonction utile donc, mais pas révolutionnaire et vraiment énergivore. L’écran est clairement ce qui se fait de mieux sur tablette tactile de 10 pouces en ce début d’année 2012, ne nous faites pas dire le contraire, mais on sent qu’on a atteint un stade ou l’innovation sur ce format et cette définition est plus du côté de la coquetterie que de l’utilité réelle – les véritables avancées se feront du côté des écrans « Full HD ».

On a donc un produit qui s’insère parfaitement dans la gamme qu’il revendique, Asus n’ayant pas lésiné sur les finitions et le choix des composants ou des matériaux, sans pour autant révolutionner le genre. Le processeur est excellent mais consomme beaucoup, l’écran est le meilleur actuellement mais sans grande surprise.

Comme on le dit à chaque fois, une tablette n’est pas qu’un cadre photo, voyons donc tout de suite ce qu’il en est du côté du software, avec le tant attendu Android 4.0.

II – Pure Android 4.0

1 – Ice Cream Sandwich : je t’aime, moi non plus

Enfin notre premier test d’une tablette sous Ice Cream Sandwich ! Enfin le Graal tant attendu s’offre à nos petits doigts. Mais alors, est-ce que l’attente en valait la peine ? Est-ce que les souhaits que nous formulions dans nos précédents tests se sont exaucés ? Pas entièrement, malheureusement, et nous allons vous montrer pourquoi.

Ice Cream Sandwich : blanc à gauche, gris au milieu, bleu fluo à droite

Commençons par ce qui est incertain et que nous avons déjà évoqué : le gain de vélocité que l’on ressent nettement à l’usage de cette tablette peut venir soit du Tegra 3, soit de l’OS, soit des deux. Comme nous n’avons que des tablettes chinoises pour comparer, nous ne nous avancerons pas plus loin, toujours est-il que sur Transformer Prime, oui, Android est fluide et réactif.

Le léger sentiment de latence que l’on retrouvait même dans les menus sur Honeycomb a complètement disparu et on est enfin en face d’une tablette qui nous répond au doigt et à l’oeil. La navigation dans l’interface est donc très plaisante et les amoureux des widgets pourront s’en donner à coeur joie avant de voir le système ralentir.

Notre première prise en main est toujours d’actualité

Du côté du gestionnaire de tâches, on a aussi le droit au bon en avant promis depuis longtemps par Google. En pratique, vous aurez accès à une barre sur la gauche de l’écran où sont répertoriées toutes vos applications qui tournent en tâche de fond, comme sur Honeycomb, avec un détail qui change tout : si vous les faites glisser vers la droite, elles se ferment.

Du coup, Google a enfin rendu tous les Taskiller obsolètes puisque le système en lui-même est celui qui s’en sort le mieux pour gérer les tâches en cours, empruntant à QNX et webOS une des fonctions que les adeptes de ces deux systèmes adorent.

Ensuite, on pourra féliciter les développeurs d’avoir un petit peu plus travaillé avec les designers et autres ergonomes. Exit les 120 barres de menu différentes et les icônes trop nombreuses dans les applications : Google tente cette fois de rationaliser ses menus en ne laissant qu’un seul figuré, les trois petits points que vous voyez sur certaines caputres d’écran.

Vous voyez les petits points en haut à droite ? Ce n’est pas grand chose, mais comme l’acné, c’est un pas vers la maturité

Même si cela ne signifie pas que Google ait fait un bond en avant en matière de design, il est plaisant de constater que l’homogénéité graphique du système n’est pas reléguée tout en bas de la todo-list, comme ça avait l’air d’être le cas depuis longtemps. Du côté du design en lui-même, on retrouve ces lignes « Tron-esques » qui ont fait le succès – ou pas – d’Honeycomb. Google renforce cet aspect en passant d’un bleu profond sur Honeycomb à un bleu fluo sur Android 4.0.

Personnellement, cela ne passe du tout et, détestant cette couleur, je me demande pourquoi Google a choisi un parti-pris aussi radical alors qu’il était bien simple de laisser le choix à ses utilisateurs – après tout, les icônes un poil refaites par Asus sont blanches, ce qui donne un ensemble étrange à regarder, comme si les deux parties de l’OS ne s’accordaient pas. Android entièrement en blanc et noir, voilà qui aurait de la gueule ! Bref, ces remarques n’étaient que des incises subjectives sans réelle conséquence sur notre appréciation du système.

Exactement ce que j’ai pensé quand j’ai vu la barre des tâches rester active pendant la lecture d’une vidéo

Ce qui a une conséquence sur mon appréciation globale de cette tablette par contre, c’est que cette foutue barre des tâches n’a pas été domptée. Oh, Google s’amuse avec nos nerfs en nous faisant croire que oui : pendant un instant, quand vous lancez une vidéo, les bords seront entièrement noirs et puis les fameux petits points remplaçant les icônes surgiront de nouveau. Il n’y a donc toujours pas, sur Ice Cream Sandwich pour tablette, un plein écran réel.

Et Google n’a aucune excuse, au moins pour son application de lecture officielle : il faudra, quoi qu’il arrive, appuyer une première fois sur l’écran pour faire apparaître les icônes avant que celles-ci deviennent actives et utilisables. Pourquoi diable ne pas avoir mis le film en plein écran en enlevant cette barre, qui aurait surgi au premier toucher ? Pourquoi faire des tablettes dans ce format si des barres inégales en haut et en bas sont visibles ? C’est une absurdité que je ne parviens toujours pas à expliquer – et qui, rappelons-le, a été gommée d’Ice Cream Sandwich sur le Galaxy Nexus.

L’appareil photo relooké : on le verra, ça parle beaucoup, mais c’est trop rapide…

Les autres applications natives ne changent pas beaucoup si vous connaissez Honeycomb, Galerie, Music et l’appareil photo n’ont changé qu’en apparence, et ce, très légèrement. On notera cependant une nette amélioration des fonctions de partage des fichiers entre les applications, bien plus faciles à atteindre qu’avant. Nous reviendrons sur l’usage à proprement parler de ces différentes applications dans notre troisième et dernière partie consacrée au multimédia.

Le navigateur enfin a subi le même lifting sans profond bouleversement. Quand on se connecte à l’interface d’administration de WordPress, on nous signale toujours que notre navigateur est obsolète : certaines choses ne changent pas si facilement… en espérant que l’intégration d’une véritable version de Chrome pour Android ne se fasse pas attendre trop longtemps ! La navigation est tout le temps fluide et le clavier virtuel est plutôt bien pensé, avec sa barre de chiffres apparente – chose rare.

Après 127 heures de chargement, vous pourrez regarder les magnifiques documentaires d’Arte 7+

Nous avons testé notre fameux Arte +7 et bien entendu, le site, très lourd, est loin de mettre à genou le Tegra 3, même sur le navigateur par défaut. On peinera toujours à naviguer avec un doigt dans le carrousel en Flash, mais le problème vient plus de Flash Player en lui-même que de la tablette. Une fois la vidéo souhaitée mise en plein écran, tout roule !

2 – Le clavier et l’expérience Transformer

Parmi ceux qui cherchent à acheter une tablette tactile, beaucoup se demandent avant de passer à la caisse à quoi l’objet pourrait bien leur servir. C’est vrai, on l’a souvent répété, on trouve l’intérêt d’une tablette après l’avoir utilisée au quotidien. Mais Asus a abordé le problème autrement en proposant un dock clavier qui permet de transformer la tablette en netbook.

Avec la première Transformer, vous aviez le choix, et vous pouviez acheter la tablette avec ou sans son dock, pour une remise d’à peu près 100€ sur la facture si vous ne le preniez pas. Cette fois, la tablette seule n’est pas mise en vente, pas tout de suite du moins. Stratégie assez étrange, puisque la tablette en elle-même vaudrait, cette fois, largement la peine d’être considérée et qu’Asus a pensé à boucher les trous pour le dock avec des caches en plastique très bien enfoncés dans la tablette.

Quand on taille dans le lard, on perd du port

Mais alors ce clavier, que vaut-il ? Je vous avoue que je ne sais pas si l’ensemble vaut la peine qu’on s’y attarde longuement, sachant que nous avions écrit un millier de mots à son sujet dans le test de la Transformer. J’ai la chance d’avoir les deux tablettes avec moi, et je reconnais que j’ai du mal à distinguer des changements en terme de ressenti.

La disposition du clavier est similaire, la réponse des touches également, même si, bizarrement, le nouveau clavier fait un peu plus cheap que l’ancien : certaines de mes touches, par exemple, ne sont pas bien centrées dans leur emplacement mais décalées sur la droite. Cela dit, à part cela, vraiment rien de nouveau sous le soleil et si vous êtes habitués à la frappe sur netbook, vous ne serez pas dépaysés, les claviers Asus étant ce qui se fait de mieux dans le domaine.

Y, H, U, I, O, ne sont pas au centre, par exemple. K, L ou M le sont.

Du côté du software, puisque Asus a dû adapter Android à un usage « netbook », on note quelques petits changements par rapport à la première version. Déjà, les « cercles » qui correspondaient aux doigts posés sur le clavier ont été remplacés par un pointeur traditionnel sur les bureaux. Le trackpad reste multitouch : pinch’n'zoom, deux doigts pour scroller etc. sont des actions que vous assimilerez bien vite. On se demande par contre pourquoi les gestes sont inversés sur les bureaux et dans les applications : il faudra soit « pousser » soit « tirer » l’écran avec le trackpad pour arriver au même résultat.

Ice Cream Sandwich est plutôt agréable à utiliser avec un trackpad même si ses grosses icônes et ses applications ont été pensées pour un usage tactile. Si la Transformer Prime pourra être le netbook d’appoint que vous cherchiez pour répondre à vos mails ou surfer sur internet, je ne sais pas si vous pourrez remplacer votre ordinateur pour de la saisie de texte plus conséquente.

Les paramètres Asus permettent de régler 2 ou 3 options bien pratiques. Saint Constructeur bénissez la capture d’écran native.

La raison ? Un problème qui apparaît quand vous tapez sur les navigateurs : l’écriture à l’écran, n’est pas instantanée et le décalage est plutôt perturbant quand on a l’habitude de taper très vite. Même chose pour effacer, la touche « backspace » ne réagit pas si vous laissez votre doigt appuyé pour effacer un mot : vous le faites machinalement, la tablette enregistre la commande, et vous vous apercevez que vous avez effacé la moitié de votre paragraphe. Notez que dans Polaris, ce problème n’existe pas : il vient donc très sûrement des applications systèmes pas pensées pour fonctionner avec un clavier physique.

Pour résumer, on peut dire que si, pour la première Transformer, le clavier était une grande partie de son succès, pour cette deuxième mouture, cela n’est pas aussi évident. Il y a un an, la technologie n’était pas aussi aboutie et le produit « tablette » était difficile à vendre sans une bonne dose d’innovation. La Prime est un produit fini et redoutablement efficace dans la catégorie « tablette Android » en lui-même : on se demande pourquoi Asus a forcé ses clients à acheter un dock clavier qui ne paraît aussi essentiel qu’avant pour convaincre. Et puis le netbook, c’est has-been.

III – Pousser les portes du multimédia : la tablette de salon ultime ?

1 – Mon nom est MediaPlayer

Les dernières remarques du précédent chapitre sont d’autant plus intrigantes qu’Asus a clairement fait de sa tablette un produit de salon. La Transformer était vendue comme un netbook : un petit ordinateur qu’on emporte avec soi pour prendre des notes. La Transformer Prime, elle, est vendue comme une tablette multimédia qui restera à la maison. Avez-vous besoin d’un netbook chez vous ? La question me semble légitime, et personnellement, avec un PC de bureau, un portable et une tablette, la réponse est non…

Si l’on passe sur le problème éternel d’Android sur tablette avec sa barre des tâches maudite déjà évoqué, la Transformer Prime est nettement ce qui se fait de mieux en terme de lecteur multimédia tactile. La Galaxy Tab 7.7 pouvait avoir ce titre dans le monde de la mobilité, nous le remettons sans hésiter à la Transformer Prime pour votre intérieur.

Salut, je suis un .MTS AVCHD 1080p high-profile et je ne te pose aucun problème

Du côté des applications, Asus propose une suite logicielle pertinente. On retrouve par exemple Polaris Office en version complète pour la bureautique, qui n’est pas mieux ni moins bien que ses soeurs : adaptée au tactile, les fonctionnalités ne sont pas aussi précises que sur les versions desktop des grands noms du genre (tout bête, il manque par exemple le ctrl+a, et le copier/coller n’est pas très ergonomique).

Excellente application, on aimerait en voir plus souvent !

SuperNote, application développée par Asus est, elle, plutôt excellente. C’est une application qui vous permet de prendre des notes à main levée et qui place au bon endroit dans des lignes ce que vous écrivez en très gros n’importe où sur l’écran. Peut-être qu’une petite vidéo serait plus indiquée pour vous faire comprendre le principe de cette belle application, encore meilleure que Antipaper Note que nous vous recommandions dans notre rubrique Appologie :

Du côté de la vidéo, comme nous vous le disions lors de notre prise en main publiée le mois dernier, la Transformer Prime est un lecteur de référence. Tous les formats sont lus nativement et on peine à trouver sa limite, le 1080p high-profile ne lui faisant pas peur le moins du monde. Le lecteur natif s’en sort pour tous les formats et codecs traditionnels.

Vous voulez aller plus loin ? Téléchargez MX Video Player, gratuit sur l’Android Market. Les deux formats que le lecteur vidéo par défaut ne lisaient pas sont parfaitement affichés, sans aucune saccade. Et c’est une très bonne nouvelle, puisque l’un de ces deux fichiers était une vidéo non traitée, sortie directement de mon appareil photo : un .MTS en AVCHD, 1,4 Go pour 10 minutes d’enregistrement.

OMG ! Une corde !

Le Tegra 3 ne bronche pas et affiche tout cela sans le moindre problème, le son est parfaitement en phase avec la vidéo, et du coup, on peut dire sans mal que tout ce que ne décodera pas le lecteur par défaut pourra être lu par des applications tierces sans que vous ayez besoin de convertir vos fichiers dans des formats exotiques. Avec sa sortie HDMI, la Transformer Prime pourra être reliée à votre écran  HD et vous permettra donc de vous passer d’une solution de type XBMC ou PopCorn Hour pour centraliser et lire tous vos films.

Asus a fait le choix judicieux de laisser l’application Music comme application de lecture par défaut pour les fichiers audio, ce qui signifie encore une fois que vous n’aurez pas besoin d’un NAS pour profiter de toute la musique présente sur votre ordinateur, directement lue en streaming sur votre ampli’ équipé d’une entrée HDMI.

Google Music : clairement une des meilleures idées de Google depuis bien longtemps

Il vous suffira d’utiliser le service Google Music et de connecter votre tablette à votre réseau Wi-Fi pour avoir un lecteur mp3 complet, ergonomique et très bien fichu à portée de main. Ou d’utiliser le service DLNA d’Asus, MyNet, très simple à mettre en place.

Pour ce qui est des prises de vue, Asus avait très largement communiqué sur son capteur 8 mpx à l’arrière de la caméra, permettant, d’après le constructeur, de faire de jolies photos, même avec une tablette. Bullshit, même s’il y a 8 mpx, c’est toujours laaaargement en dessous de ce que fait un portable haut de gamme actuel, sans parler d’un appareil photo compact.

Un clavier de plus en plus complet. Bientôt sur vos tablettes : plus d’écran !

Je ne suis toujours pas convaincu qu’on soit amenés à prendre beaucoup de photo avec une tablette, surtout une tablette d’intérieur comme celle-ci, mais c’est vrai que cela peut être pratique d’avoir une meilleure résolution pour la fonction « scan instantané » d’un document. Je vous laisse seuls juges :

Photo en résolution native, mise au point automatique : comme vous le voyez, c’est flou

Encore une fois, la mise au point a été faite trop rapidement, même s’il s’en sort mieux que sur le premier

Comparez avec les photos de la tablette, certes prises avec un reflex, mais compressées de 8mo à quelques ko…

La Transformer Prime équipée en Tegra 3 sera donc le choix idéal pour tous ceux qui souhaitent une tablette polyvalente à faire trôner fièrement dans le salon. Dommage, encore une fois, de ne pas avoir assez joué sur ces fonctionnalités : la tablette seule pour 100€ de moins aurait, je pense, trouvé des tas d’acheteurs supplémentaires qui n’ont que faire d’un clavier.

2 –  C’est quoi notre métier mesdemoiselles ?! Jouer ! Jouer ! Jouer !

Vous vous en doutez, on ne pouvait passer à côté du test de la Transformer Prime sans parler du jeu vidéo. Au CES, nVidia avait transformé la tablette en console, pour montrer que le Tegra 3 s’en sortait admirablement bien dans toutes sortes de situations : manettes reconnues par défaut, affichage de jeu en 3D sur un écran compatible, graphismes « THD »… bref, la totale pour faire rêver le joueur mobile.

Consoles, tablettes, grosses voitures, gros PC : il ne manquait que les babes sur le stand de nVidia 

Mais qu’en est-il réellement ? D’abord, certains s’étaient moqués quand j’avais parlé de jeu d’une qualité proche de la Playstation 2 dans la première vidéo, me reprochant de ne pas avoir touché à une Playstation 2 depuis longtemps. C’est vrai hein, mais il ne faudrait abuser non plus : on est encore loin des graphismes d’une PS3 ou d’un PC.

Si le rendu global des plus beaux jeux est exceptionnel pour une tablette, les effets graphiques, les textures ou la gestion des lumières et des ombres approchent au mieux ce qui se faisait au début des consoles de dernière génération, mais ne va pas plus loin : c’est déjà assez impressionnant sur un appareil aussi fin, cela dit.

Voilà un jeu Tegra « THD » récent…

La plupart des jeux de l’Android Market n’exploitent pas la puissance du Tegra 3. La grande majorité se contente de graphismes en 2D, certes très jolis, mais qui ne mettent pas du tout en avant la puissance brute d’une machine. De plus, les jeux tape à l’oeil ne sont pas forcément les mieux : le gameplay compte énormément pour faire un bon titre tactile…

… et un jeu PC récent (via Framesoup).

Il faut aussi tenir compte de la nouveauté du système : les développeurs n’ont sûrement pas eu le temps de concevoir des jeux qui lui faisaient honneur. Le plus impressionnant est peut-être la démo technique proposée à nVidia, Glowball HD, qui nous permet de voir de quoi sera capable le Tegra 3 une fois maîtrisé.

Vous le prendrez avec ou sans Tegra 3 ?

Sur la fameuse Tegra Zone, on ne trouve pas non plus beaucoup de titres pensés pour le Tegra 3. Certes, Riptide GP et Shadowgun ont leur version THD, mais entre nous, à part 2 effets de gouttelettes sur l’écran, il n’y a pas grand chose de plus que sur les versions Tegra 2. Si l’on met de côté Big Top HD, jeu de cirque au gameplay vraiment malfichu, il nous reste Zen Pinball THD et Soulcraft THD pour nous amuser.

Le premier est véritablement excellent, un digne successeur de Pinball HD, disponible dès la sortie du Tegra 2. Oui, c’est un jeu de flipper, mais les graphismes sont soignés, la physique de la bille est parfaite et les tables regorgent de détails, de quêtes, de bonus à débloquer, bref, vous pourrez y passer des heures.

Désastre épique pour un excellent jeu… la barre des tâches… à gauche.

Le deuxième est une sorte de beat’em’all où il faudra vider les différents niveaux de la vermine démoniaque à coup de sortilèges. Si le jeu n’est pas vraiment beau, l’action est très rapide et reste pourtant fluide, ce qui montre que le Tegra 3 n’est pas qu’un GPU, mais peut aussi servir à créer de nouveaux gameplay auparavant limités par une trop faible puissance de calcul.

Même en beta, ça défouraille sec sur Soulcraft

Du côté des périphériques pris en charge, cela restera toujours un mystère pour moi, sachant que le panneau de configuration d’Android n’a pas de « gestionnaire de périphériques ». Ma souris Logitech est reconnue et fonctionne instantanément, mon joystick Logitech, rien à faire, le système n’en veut pas. Le pad Freebox, de même, n’est pas du tout reconnu par la tablette. Apparemment, les manettes de Xbox 360 seraient, elles, compatibles… mais on aurait aimé un peu plus de choix, surtout que nVidia en a fait un argument de vente.

Est-il enfin besoin de revenir sur la barre des tâches, pour la troisième fois ? Ce sera clairement le plus gros défaut qu’Ice Cream Sandwich n’aura pas su corriger : celle-ci est toujours présente et gêne le gameplay tactile, notamment dans les jeux où il faut tracer des traits à l’écran (Fruit Ninja, Table Tennis, mais aussi Shadowgun ou le futur gros titre, Bladeslinger, qui se fonde sur ce principe). A quand un changement radical de politique, bien nécessaire ? Il suffirait d’un mouvement tactile, quatre doigt à l’écran par exemple qui feraient un geste de bas en haut pour « tirer » la barre…

Conclusion

Malgré les reproches que l’on a pu faire au cours de ce test, n’y allons pas par quatre chemins : la Transformer Prime est la tablette Android de salon du moment. Avec la Galaxy Tab 7.7, testée la semaine dernière, nous avons entre les mains le paroxysme des tablettes de la génération 2011, qui se tournent déjà vers les tablettes HD de 2012.

Multimédia, bureautique, navigation, widgets, jeu vidéo, rien ne résiste au processeur de cette ardoise. nVidia a su réparer les erreurs de son précédent chipset et on sent, en voyant la minceur du catalogue actuel de titres présents sur la Tegra Zone, que le meilleur est à venir et qu’il faudra encore quelques mois avant que la concurrence ne rattrape le caméléon.

Etrangement, s’il était un argument l’an passé, nous trouvons qu’un des principaux défauts de cette tablette est l’obligation de l’acheter avec un clavier, qui augmente la note de 100 euros. Le netbook est démodé, l’avenir est à l’ultrabook qui ne fait plus de concession sur la taille de l’écran ou sur le hardware, et Asus le sait. Osons le dire : cette tablette aurait très largement, en elle-même, les armes pour concurrencer l’iPad 2 à 489 euros. On ne comprend pas vraiment pourquoi celui qui voudrait le summum de l’expérience Android devrait payer en plus pour un netbook pas folichon. Pourquoi ne pas avoir laissé le choix, comme sur le précédent modèle ?

On espère vraiment qu’Asus France (puisque la tablette seule est vendue ailleurs) reverra sa politique de ce côté-là et proposera ses futurs modèles haut de gamme sans accessoire : le marché de la tablette a muri depuis les premiers modèles sous Honeycomb et une tablette haut de gamme comme celle que nous venons de tester peut convaincre, même le grand public. En tout cas, cette Transformer Prime confirme sa place dans notre Top 5 en devenant la reine, pour un temps, des tablettes Android.

On retiendra : 

  • La finition, un produit haut de gamme clairement travaillé
  • Android 4.0, le Tegra 3, ou les deux
  • La lecture d’à peu près tous les fichiers multimédias possibles et imaginables
  • Des logiciels préinstallés très bien pensés
  • Le dock qui permet de doubler l’utilisation de la tablette grâce à sa batterie
  • La Tegra Zone qui augure du meilleur pour nVidia et ses partenaires sur le secteur du jeu mobile (dommage pour les autres…)

On voudrait que cela n’eût jamais existé :

  • Le lancement chaotique de la tablette, les bugs irrésolus rencontrés par un grand nombre d’utilisateurs : trop de précipitation !
  • LA BARRE DES TÂCHES dans les jeux/films. On le répétera à chaque test, tant pis, peut-être que quelqu’un de Google France nous lira un jour.
  • L’appareil photo un peu trop overhypé
  • L’impossibilité d’acheter la tablette seule alors qu’Asus tient la meilleure des tablettes Android, sans son dock, c’est un peu paradoxal…
  • Le navigateur par défaut qui n’aime pas du tout le dock, justement

Nous remercions notre partenaire LDLC qui nous a gentiment prêté cette Asus Transformer Prime 64 Go sans condition de rédaction, alors que leurs stocks étaient aussi peu remplis qu’ailleurs. D’ailleurs, scoop, sachez que dans peu de temps LDLC vous gidsadfkldfznoammpov,vdk,cmldmlaz *biiiiiiiiiiiiiiiiiip*.

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