Annoncé au MWC de Barcelone, l’Asus Transformer Pad Infinity est le successeur du célèbre Transformer Prime. Disponible depuis cet été, cette tablette tactile est équipée d’un écran de 10.1 pouces, du SoC Tegra 3 de Nvidia, 32GB de mémoire, 1GB de ram, un APN de 8 Mpx en arrière et une autre de 2Mpx en frontale. Sorti sous ICS, la MAJ Jelly Bean est disponible depuis début Octobre. Il dispose d’un dock clavier optionnel, qui fait aussi office de batterie supplémentaire, vendu séparément pour le prix de 100 euros.
Ce test a été réalisé par le Geek Expert de LDLC sélectionné grâce à un jeu concours auprès de sa communauté Facebook à l’occasion de la Journée du Geek pour élire le « Geek Expert ». Chaque mois, le gagnant ce concours, Luc, teste un produit nomade (smartphone ou tablette) choisie par la communauté. LDLC s’est associé à Humanoid pour proposer les tests de Luc sur les différents blogs du réseau (FrAndroid, FraWin, LesArdoises, FraBada) en fonction du produit testé.
Design, Finition
L’extérieur du l’Asus Infinity est exactement le même que celui du Transformer Prime, un revêtement aluminium brossé couleur améthyste et un grand écran 10 pouces à l’avant.
Avec à l’arrière le haut parleur, l’APN et le flash.
Sur le coté gauche on a un port micro-SD, l’entré HDMI, l’entré 3.5mm jack et un micro.
Et sur le coté droit il n’y a qu’un micro.
En haut de l’appareil on retrouve naturellement le bouton allumer, volume et un témoin lumineux. Au bas de l’appareil, on a le port propriétaire d’Asus pour la recharge et la synchronisation ainsi que des attaches pour le dock clavier.
Globalement l’Asus Transformer Pad Infinity a une très bonne finition, l’aluminium brossé donne un coté haut de gamme à l’appareil et malgré sa finesse, l’appareil donne une impression de solidité. De même la prise en main est facile, le poids permet de bien le tenir et la coque en aluminium ne glisse pas.
Ecran
Les tablettes d’Asus ont toujours eu des écrans de qualités et le Transformer Infinity ne fait pas exception à la règle. L’écran est très similaire à celui de son prédécesseur si ce n’est la résolution qui diffère. Le Transformer Infinity est équipé d’un écran Super IPS+ d’une résolution WUXGA (1920X1200) soit une résolution 1.5 fois supérieur au Transformer prime. Une résolution supérieure et une taille d’écran identique nous permet d’avoir une plus grande densité de pixels puisqu’on passe de 149 pixels par pouce à 226 PPP.
Si vous faites une fixation sur le terme « Retina », l’écran de l’Infinity pourrait être qualifié de ce terme. En supposant que nous ayons une vue de 20/20 et qu’on tienne la tablette à environ 40cm de nous, notre capacité de résolution est d’environ 215 PPP.
Pour ce qui est de la qualité de la dalle en lui-même, Asus a soigné son travail. C’est sans conteste l’écran le plus lumineux qu’on peut trouver aujourd’hui sur le marché des tablettes, Asus a intégré 2 mode : IPS pour une utilisation en intérieur et Super IPS en extérieur. En mode IPS la luminosité maximale des blancs est d’environ 462 cd/m², tandis que le mode Super IPS permet de pousser celle-ci jusqu’à plus de 650 cd/m², des valeurs impressionnantes. Pour ce qui est du contraste, les valeurs restent tout aussi bonnes malgré des noirs assez lumineux. En mode IPS on atteint les 1350 :1 et en Super IPS 1150 :1.
Durant ces derniers mois, certains constructeurs ont fait des améliorations significatives dans le domaine de la représentation des couleurs comme l’One X de HTC, l’iPhone 5 et l’iPad d’Apple en élargissant le gamut des couleurs. Malheureusement, le dernier d’Asus n’a pas eu le même calibration, résultat les couleurs ont l’air plus délavées que sur son concourant direct, l’iPad.
Globalement l’écran du Transformer Infinity est de très bonne facture, toutefois un point noir vient entacher le tableau puisque le verre qui recouvre l’écran est très réflectif, ce qui peut être gênant à la longue et fatiguer les yeux.
Processeur : Tegra T33
Comme presque toutes les tablettes Android 2012 à une exception près, l’Asus Transformer Pad Infinity est équipé du Tegra 3 de Nvidia. Si le Tegra T30 est disponible presque depuis presque 1 ans maintenant, les contraintes d’une résolution plus grande et du marketing ont obligé Asus a choisir un modèle plus récent et plus puissant, le Tegra T33.
Celle-ci est toujours composée de 4 cœurs A9 + d’un 5° cœur A9 compagnon à basse fréquence, d’un gpu à 12 « cœurs » clocké à 520Mhz et d’une interface mémoire single channel. Le changement ne s’est opéré que sur le voltage et la fréquence, puisque le CPU peut monter à 1.7Ghz en mono-cœur et 1.6Ghz en multi-cœurs.
Commençons par les performances GPU avec GLBenchmark 2.5 en onscreen (test réalisé sur la résolution de l’appareil) et offscreen (test réalisé en 1080p peu importe la résolution de l’appareil). L’oncreen permet de se donner une idée des performances du gpu sur l’appareil tandis que l’offscreen permet de comparer la performance des gpu.
Le résultat le plus grand est le meilleur.
Doubler le nombre de pixels et rester sur le même SoC était un pari très risqué, toutefois la Transformer Infinity ne s’en sort pas tellement mal, elle arrive même à faire tourner l’animation à plus de 30 images par seconde.
Le second test est Sunspider Javascript Benchmark.
Le résultat le plus petit est le meilleur.
La dernière née d’Asus fait sans aucun doute très bien dans ce domaine grâce au 1.7Ghz et Jelly Bean.
Interface, utilisation
L’Asus Transformer Pad Infinity sort de sa boite avec une version très légèrement modifié d’ICS, comme je l’ai mentionné plus haut, la MAJ vers Jelly Bean est disponible depuis fin Septembre/début Octobre. De ce que je peux en dire ça ne change pas grandement l’expérience utilisateur.
Comme toutes les tablettes ICS on a arrive sur le menu d’accueil qui ressemble à peu près à ça.
On a la liste des applications.
Les applications basiques de Google sont toujours les mêmes, on a Gmail, Youtube, Google Maps, Chrome etc… Si vous connaissez un peu Android, il est inutile de tous les énumérer.
Il y a aussi les applications qu’Asus a rajouté dans sa rom. Il s’agit essentiellement d’application de bureautique à commencer par Polaris Office, le pendant de Word sur Android.
Il existe aussi un explorateur de fichier plutôt esthétique et ergonomique.
Une application pour stocker du contenu sur le Cloud qui vous donne 8 Go gratuit.
Une application pour sauvegarder vos applications.
Bref Asus a prévu pour tous les goûts et besoins, on ne le leur reprochera pas.
Pour ce qui est des applications basiques (Galerie, lecteur MP3, Navigateur) elles restent les mêmes qu’on retrouve sur ICS/JB de base.
Le navigateur de la tablette est très agréable à utiliser que ça soit ICS ou JB, les chargements sont rapides et le zoom efficace. Seul point négatif, avec Jelly Bean vous perdez Flash Player pour regarder des vidéos directement depuis le navigateur.
Si vous connaissez ICS vous devez connaitre la galerie et le lecteur MP3 qui restent les mêmes sur smartphone et tablette.

Pour en finir sur la partie logicielle de l’appareil, j’ai eu des soucis de stabilité dans pas mal d’applications, j’espérais que Jelly Bean gommerait ces petits défauts mais apparemment ce n’est pas le cas.
Autre point noir, passer de 1280X800 à 1920X1200 sans avoir un processeur plus puissant se sent, le défilement entre les bureaux reste assez fluide mais les transitions saccadent et il y a une latence assez remarquable quand on passe d’une application à une autre ou quand on en lance une.
Dernier reproche, avoir une interface graphique de couleur sombre alors qu’on est sur du LCD, qui plus est très lumineux, est un gâchis d’énergie. Faire une petite refonte graphique comme LG sur son 4X aurait permis à l’écran du T700T de réellement briller et par la même occasion de masquer la haute réflectivité.
Clavier-Dock
Le clavier optionnel qui accompagne la Transformer Pad Infinity est identique à celui de la Transformer Prime. Elle intègre des raccourcis pour la luminosité, retour bureau, le son etc…
Il dispose d’un pad plutôt réactif, mais le système d’Android n’est pas tellement adapté à celui-ci. Si vous n’êtes pas fan des pads vous pouvez toujours brancher une souris avec le port USB du dock.
Pour ce qui est du clavier en lui-même il est silencieux et plutôt agréable à utiliser mais l’absence de vrai logiciel de bureautique rend sa présence moins indispensable.
Autonomie
A l’instar de son prédécesseur, l’Infinity est équipé d’une batterie de 6757 mAh. Asus n’a fait aucune optimisation pour permettre une gestion plus efficace de la batterie (comme la finesse de gravure du processeur), donc si vous avez un Transformer Prime attendez vous a une autonomie en baisse. Toutefois dans l’absolu, l’autonomie n’est pas mauvaise, pour une utilisation moyenne vous arriverez à au moins 3 jours.
Conclusion
Annoncé discrètement au MWC, l’Asus Transformer Pad Infinity n’est rien d’autre qu’un Transformer Prime avec une résolution plus haute. Contrairement à Apple, Asus s’est juste contenté d’augmenter la résolution sans améliorer ni la batterie ni le processeur. Asus semble juste vouloir nous dire : «Nous aussi on a notre tablette avec un écran à très haute résolution ».
Toutefois relativisons, puisque cette Transformer Infinity reste toujours l’une des meilleures tablettes Android du marché grâce à sa très bonne finition, son écran de qualité et son dock clavier pratique. Mais si vous voulez vraiment une tablette, je vous conseille d’attendre soit Windows 8 si vous souhaitez une expérience plus proche de l’ordinateur portable, soit attendre la prochaine génération d’Android qui devrait arriver d’ici quelques mois.










En France et au Canada, Jelly Bean arrive sur Acer Iconia Tab A700, Asus Transformer Pad Prime et Transformer Pad Infinity (màj)
Test de l’Asus Transformer Pad Infinity TF700T

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