L’école avait pourtant prévenu les parents, c’est à cette rentrée scolaire que l’opération « iPad » serait lancée. Pourtant l’inspection académique et les parents se sont revoltés, cela n’a pas empêché les deux écoles – en Flandre, à Blankenberge, dans le nord de la Belgique composées de 710 élèves – d’obliger les élèves à acquérir un iPad pour débuter les programmes scolaires…
Ce projet « iPad à l’école » permet pourtant aux familles de louer un iPad à l’année au prix de 160 euros ou d’acheter le Nouvel iPad pour 465 euros, calculs à l’appui l’école assure que des économies seront réalisées sur les manuels, calculatrices, atlas…
La directrice de l’école, Nicolas Vancoillie a déclaré à France 3 : »Nous attendons la décision du ministre, qui tombera probablement après la rentrée. Le projet est désormais à ce point avancé qu’il nous est impossible de faire marche arrière. Nous risquons seulement une amende pour une faute de procédure« .
On ne peut que saluer cette initiative, elle aurait du être appliquée de façon démocratique, mais c’est une première en Belgique… Il faut tout de même souligner que les contraintes sont importantes ce qui nécessite un important esprit de collaboration (avec de nombreux acteurs : Ecole, Académie, Professeurs, Eleves, Parents, etc.). De nombreux pays, en Asie en particulier, ont déjà expérimenté l’apprentissage sur tablette.
En France des initiatives similaires ont lieu à partir de cette rentrée, c’est le cas à Pau par exemple. Dans une classe de CE1-CE2, cinq tablettes seront mises à disposition. L’école a déjà prévu des applications : dictée, mathématiques, lecture et même des tweets. La tablette n’est pas individuelle dans ce test, c’est une tablette dédiée à l’apprentissage avant tout.
On rentre doucement dans ce que l’on peut appeler l’école numérique, les projets pilotes et expérimentations se multiplient, néanmoins le il manque encore un consensus : certains professeurs ne voient pas dans la tablette un outil pédagogique ou de travail, mais un outil divertissant pour jouer et consommer du média.
Sa mobilité, sa polyvalence, son accessibilité et sa connectivité vont en faire l’outil « ultime » pour la classe numérique, à défaut du netbook qui n’aura malheureusement pas percé en classe.
Alors pourquoi l’iPad alors que des tablettes Android sont plus accessibles ? Apple aurait une longueur d’avance sur le sujet avec iBooks 2 lancé en janvier dernier. Enfin, iTunes U, l’outil de création et de partage de cours enrichis par les enseignants, a été téléchargé plus de 14 millions de fois. Après les records de vente dans les marchés éducatifs américains, Tim Cook a déclaré :
« Le taux d’adoption des iPads dans la sphère éducative est quelque chose que je n’ai jamais rencontré pour aucun produit technologique dans l’histoire […]. D’habitude, le milieu de l’éducation a tendance à être relativement conservateur en termes de nouveaux achats, du moins la tranche maternelle-collège, chose que nous n’avons pas du tout constatée quant à l’iPad. »
Bref, finies les ardoises noires et leur poussière de craie, finies les ardoises blanches et leurs feutres qui ne marchent jamais, place à l’ardoise numérique !

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