Effectivement, nous avons peu évoqué les consoles du spécialiste du jeu vidéo nippon : Nintendo ! Pourtant, ils ont été parmi les premiers à lancer une console portable tactile, la fameuse Nintendo DS – qui date un peu désormais. Depuis quelques jours, nous pouvons trouver dans les rayons de nos magasins préférées la Nintendo 3DS XL : la version grand format de la dernière Nintendo 3DS. J’en profite donc pour vous en parler un peu plus car, après un mois de réflexion, j’ai décidé de craquer et de passer à la caisse.
LesArdoises sera désormais écolo-friendly.
Vous l’aurez compris, la 3DS reprend les caractéristiques de la Nintendo DS : deux écrans, un seul tactile, avec un format « claplet » qui permet de rendre le tout plus compact. L’écran supérieur supporte la 3D auto-stéréoscopique, c’est-à-dire sans lunettes. Un avantage concurrentiel qui a fait réagir tous les joueurs lors de son annonce en 2010. Nous allons rapidement passer les caractéristiques et les discours classiques de test, pour vous donner directement mes premières réactions.
Je suis un joueur casual : je joue peu mais je suis plutôt exigeant. J’ai craqué lors de sa sortie pour la Sony PS Vita et j’avoue que j’envisage désormais de m’en séparer : trop peu de jeux et un système poussif. Je profite donc de la période estivale pour craquer sur une console portable, c’est à ce moment là que je me suis rappelé des nombreuses heures que j’ai pu passer à la DS In Paris. Connaissez-vous le concept ? Des réunions récurrentes de joueurs invétérés de Nintendo DS où nous nous lancions dans des parties de Mario Kart près des quai de Seine. Si vous habitez Paris et que vous vous ennuyez, vous pouvez toujours y jeter un oeil. Ils sont actuellement sur Theatrhythm Final Fantasy (un jeu de rythme de l’univers musical de Final Fantasy, j’aimerai bien voir comment les vendeurs de Micromania vont prononcer le nom du jeu), Mario Open Tennis, et bien sûr Mario Kart. J’y ferai peut-être un tour… après plusieurs années de silence.
Un bleu #106fd9
Un design « passe-partout »
Ce n’est pas anecdotique si j’ai craqué pour la 3DS XL : son design a changé. Beaucoup moins enfantin, nous retrouvons des coins arrondis et lisses, un plastique mat et des couleurs plus douces. Avec le format XL, nous sommes bien loin du format « poche » de la Game Boy, néanmoins c’est sûrement un des seuls aspects négatifs de cet agrandissement.
Pas très esthétique, néanmoins nous sommes prévenus qu’il ne faut pas la brancher à n’importe quoi.
A l’ombre, la luminosité est bonne !
Toujours le même bleu.
Vous allez pouvoir rajouter plein de porte-clés, c’est mimi non ?
De la connectique propriétaire. Heureusement, ils ont opté pour la carte SD pour la sauvegarde de données.
Enfin presque… Elle pèse son poids : 336 grammes par rapport aux 235 grammes de la 3DS, 279 grammes pour la PS Vita. Le processus d’élargissement a laissé des traces. Néanmoins, elle tient bien en main et c’est primordial pour une console portable !
Ecran : grand et polyédrique
L’écran supérieur est large, presque comme la PS Vita avec un format 5/3 pour une digonale de 12,3 cm – ce qui équivaut à 4,88 pouces. L’écran est très lumineux et clair – je vous invite à tester Kis Icarius Uprising, les couleurs sont… captivantes ! Le gros bémol reste donc… la résolution : 800 par 240 pixels, c’est très peu.
Je vous l’avais dit… et je n’ai même pas zoomé !
On peut observer chaque ligne et chaque pixel, je pourrais même vous convier à les compter – il y en a 96 000, ne nous remerciez pas. Quand on passe en 3D, l’écran est bien sûr moins lumineux et on passe à 400 × 240 pixels pour chaque œil, WQVGA. Nintendo aurait du profiter de l’élargissement de cet écran pour augmenter sa résolution, néanmoins cela aurait « fragmenter » les jeux.
Comme nous aurions pu le penser… Cela ne vient pas de Metroid 3D, c’est un polyèdre particulier en dimension 3 : le dodécaèdre régulier.
Avec tous ses blocs et lignes irrégulières, on ressent les limites du processeur graphique PICA200 (fabriqué par une société japonaise). Evidemment, plus l’écran est petit et moins les imperfections visuelles nous apparaissent claires. C’est donc tout naturellement que l’on se retrouve avec un écran chunky. Oui oui, chunky.
3D : du mieux !
La 3D fonctionne bien, en tout cas mieux que la 3DS. Je me souviens l’avoir découvert chez un ami, après 15 minutes de jeux j’avais désactivé la 3D après avoir ressenti une douleur près du front. En effet, la 3D fatigue les yeux. Je n’ai jamais accroché et ce n’était pas faute d’avoir essayé avec le smartphone LG Optimus 3D. Sur la 3DS XL, la 3D produit une réelle profondeur. Il vous faudra trouver le bon angle de vision et la bonne distance entre vos yeux et l’écran. C’est largement jouable. Dans tous les cas, vous pouvez régler et désactiver la 3D très facilement.
Ca ne sert à rien de faire cette tête, votre écran n’est pas 3D.
Passons à la partie tactile, pour rappel : nous sommes sur LesArdoises quand même. L’écran inférieur de 4,18 pouces – ou 10,6 cm – présente, lui, un format 4:3. Un stylet se glisse dans la partie inférieure droite, il vous suffit de le dégainer avec votre main adéquate. La plupart des jeux ont bien intégré la notion d’écran tactile, cela fait déjà plusieurs années que les éditeurs ont su enrichir l’expérience de jeu.
Du tactile très moyen
Etant donné que cet écran tactile vient compléter l’expérience de jeu, Nintendo a choisi de s’en tenir au minimum. Pas de multi-point et un écran résistif. Il faut dire que les stylets pour écrans capacitifs ne courent pas les rues, ils sont peu précis ou demandent une technologie onéreuse. C’est le cas du Samsung Galaxy Note par exemple.
Une prise en main plus que correcte.
Très mauvaise luminosité au soleil, on a peine à jouer confortablement… Les places à l’ombre des arbres seront chères.
Enfin, Nintendo fait face à de nombreux éditeurs qui soutiennent l’arrivée d’un second stick pour combler les lacunes de l’écran tactile. En réaction la marque japonaise a choisi de sortir une extension, nommée Circle Pad Pro. Du coup, difficile de ne pas passer à côté de la polémique actuelle du second pad que beaucoup pensait intégrer dans la 3DS XL. Nintendo a même du prendre la parole face aux critiques en expliquant que l’intégration d’un second stick aurait eu des conséquences sur l’autonomie ou sur le poids de la console.
Le stylet se glisse, comme dit précédemment, sur la droite.
En toute franchise et cela ne concerne que ma propre opinion, cette polémique reste bien trop Nintendophile, bien trop éloignée de la majorité des joueurs.
Une autonomie suffisante
L’autonomie est plutôt bonne, j’ai pu jouer consécutivement pendant 5 heures. Certains joueurs atteignent 10 heures, en désactivant le WiFi et en réglant au mieux l’écran. En contrôlant le processus de fabrication de A à Z, Nintendo aurait pu atteindre au moins les 10 heures d’autonomie. Avec 1750 mAh, on est plus proche des capacités d’un smartphone que d’une tablette. Enfin, si vous arrivez à jouer plus de 5 heures dans une même journée, vous vous retrouverez rapidement chez l’opticien pour corriger votre strabisme naissant. C’est pour cela que nous n’allons pas en faire tout un pataquès.
Une interface fouillie mais complète
Côté interface, elle semble vraiment avoir été dessinée pour les plus jeunes. Résultat : de gros boutons, aux dénominations bien claires. Néanmoins, j’ai été obligé de googler pour trouver la méthode de mise à jour des applications. Il fallait passer par le store de Nintendo et enchaîner une dizaine d’écran. Cette interface cache bien son jeu : derrière des icônes enfantins, il faut s’accrocher pour l’appréhender et en tirer parti de la meilleure des façons.
A peine plus grand que l’iPhone, non ?
Sur ce store, des jeux et des applications sont disponibles – loin des milliers d’applications sur iOS et Google Play – et nous retrouvons l’essentiel qui permet à la Nintendo 3DS XL d’être un peu plus polyvalente : un calendrier, un navigateur, de la prise de note etc. Dommage la majorité des logiciels soient payants.
Nintendo en danger face aux appareils tactiles ?
Ce test est également l’occasion de se poser la question de l’intérêt des consoles portables. Le smartphone et la tablette sont multi-tâches, ils sont même de plus en plus doués pour faire tourner des jeux. Il est donc évident qu’une réflexion est nécessaire. Surtout qu’à 180 euros, la Nintendo 3DS XL est au prix des tablettes – ultra ? – low-cost. Alors qu’en penser ? Sur smartphones, les joueurs « consoles » nous sortent rapidement l’argument du »snack gaming » (ces jeux gratuits que l’on trouve à gogo sur le market), néanmoins c’est un argument à moitié valide. De plus en plus de jeux très accessibles (quelques euros), tels que GTA: Chinatown Wars, Infinity Blade, N.O.V.A. 3, Dead Space Mobile… ont un super rapport qualité/prix vis à vis des jeux à 45 euros sur consoles portables. Néanmoins, jusqu’à aujourd’hui – nous pouvons parler clairement d’échec dans le sens où peu d’éditeurs ont réussi à porter un gameplay console sur nos appareils tactiles. Vous ne trouverez aucun jeu avec le temps de vie et la qualité d’un Kid Icarius ou d’un Zelda sur vos tablettes. Ce sont des jeux qui nécessitent des millions d’euros d’investissement, sur tablettes tactiles, aucune production ne dépasse le million d’euros.
Parlons également du parc de joueurs qui repart à zéro à chaque nouvelle console. Les chiffres parlent d’eux même : 100 millions d’utilisateurs iOS, contre 17 millions pour la Nintendo 3DS (XL). C’est un argument qui doit de plus en plus peser dans la balance console / appareils tactiles pour les éditeurs de jeux. Enfin j’exagère… il existe bien souvent une inter-compatibilité comme c’est le cas sur 3DS XL : les jeux de DS tournent, néanmoins c’est atrocement moche – les pixels sont énormes !
J’attends de voir le cycle de vie de la Nintendo 3DS XL, cela ne m’étonnerait pas que Nintendo nous sorte une troisième génération de 3DS avec un deuxième stick et un écran doté d’une meilleure résolution. Allez je me lance : la Nintendo 3DS XL 2. Surtout que Nintendo n’a jamais été habitué de travailler avec des cycles de vie inférieurs à 3 ans…
Alors à qui s’adresse cette console portable tactile ?
Tout le monde – LA réponse rhétorique facile. A 179 euros sur Amazon, elle reste accessible et les jeux sont d’une qualité sans équivoque pour le moment. Plutôt orientée pour les enfants, Nintendo semble faire un effort pour faire ressortir sa console de la cible « sexagénaire » qu’ils ont longtemps cherché de conquérir (avec la Nintendo DSi XL). Du coup, les jeux sont beaucoup plus divers – Nintendo élargit sa cible, une stratégie similaire à celle qui sera employée pour vendre la Nintendo Wii U - Nous nous intéressons beaucoup à son gamepad…
Bref, si vous recherchez une bonne expérience de « jeu mobile » et que vous êtes un soupçon nostalgique, la Nintendo 3DS XL est clairement une réussite. Nintendo a une grosse marge de progression côté technique, néanmoins ils assurent largement du côté « expérience de jeu » et « story-telling », la communication narrative.
La super coque du Galaxy Nexus d’Edouard
Je n’ai pas évoqué tout un tas de points, comme les différents capteurs « photos ». Enfin, ce n’est pas l’atout de cette console, ces capteurs sont surtout utiles dans les jeux qui emploient de la réalité augmentée. Je vous déconseille de partir en week-end amoureux avec comme seul et unique appareil photo, votre Nintendo 3DS XL. Au faite, vous devrez acquérir un câble secteur, Nintendo ne l’a pas intégré dans le pack…
Alors, suis-je le seul joueur 3DS dans le coin ? Vous trouvez étonnant de lire un test de console portable sur LesArdoises ? Ca vous plaît ?















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