Chers lecteurs, nous continuons notre partenariat amical avec MyAndroGames, à qui nous laissons tribune libre pour vous parler de ses coups de coeurs dans le secteur en pleine expansion du jeu sur Android. Ses tests sont toujours excellents et plaisants à lire, c’est donc un honneur pour nous de le recevoir dans cette rubrique où la qualité du produit prime – une manière toute personnelle d’allier fond et forme.

Aujourd’hui, Thècle a choisi de vous parler de DrawRace 2, un jeu que nous mentionnions déjà sur iOS il y a quelques temps, qui a fait le grand saut vers le robot vert. Des séquelles de la téléportation ? C’est ce qu’on va voir !

DrawRace 2

 

Need for Racing dans la boue…

Sur support électronique, l’humain a tenté à peu près toutes les façons de contrôler un véhicule. Vu intérieure, extérieure, 3D Isométrique, vue du dessus, en 2D, en 3D… tout y est passé. Même les types de conduite et le rapport de l’homme à la machine a été découpé, lamellisé, retranscrit de toutes les façons possibles et inimaginables : de Carmageddon à Dirt en passant par les Need For Speed, les Testdrive et les simulations de course ou la simple « touchette » vous détruit la voiture et vous fait abandonner la course…

DrawRace2, lui, vous propose de dessiner le chemin de votre voiture avant le lancement de la course pour, ensuite, la voir évoluer face à ses concurrents en n’ayant pour seule interaction post-départ que de la nitro/boost pouvant faire la différence (ou vous envoyer dans le décor).

Toutefois, ne vous méprenez pas, loin d’être contemplatif, DrawRace 2 ne vous fait pas dessiner les 78 tours du Grand Prix de Monaco mais seulement 2 petits tours… qui pourront vous sembler déjà énormes !

 

Deux tours à tracer avec une précision millimétrique.

 

Le Michel-Ange de l’asphalte

D’emblée, en lançant le jeu, on sent que l’on a affaire à de la grosse artillerie « Made in EA »… et ça peut faire un peu peur si l’on se méfie de cette société. La tentative de mise à jour/vérification de licence, les menus au pixel prêt, la perfection d’affichage quel que soit le support : on n’a clairement pas affaire à 4 passionnés dans un garage. Chilingo a produit un grand nombre de jeux sur iPhone et en Flash, ils savent de quoi ils parlent !

A noter d’emblée, la possibilité de, en un clic et pour la « modique » somme de… *cough* 4.75 € le déblocage de toutes les pistes, voitures et la « voiture bonus » une espèce de concept car ultime… du moins dans ses stats. Haaa, les sirènes du micro paiement… ras-le-bol ! En plus, il est clairement préférable de jouer sans, sinon ou est l’intérêt du jeu ?

Car justement, avec ses dizaines de compétitions, ses circuits à débloquer, ses voitures et ses modes de course, tout l’intérêt du jeu est de débloquer pour aller de l’avant. A vaincre sans péril, on s’ennuie sans gloire et l’on aura dépensé non seulement le prix du jeu, mais en plus le prix du « DLC » sans intérêt, puisque tout sera débloqué…

 

Quand on pense maîtriser le gameplay, le tout terrain débarque !

Dessinez, c’est gagné !

Avec votre doigt donc, vous devrez partir à la recherche de la trajectoire parfaite. Cela peut paraître simple comme ça, mais quand vous savez que la vitesse et la pression de votre doigt décidera aussi des freinages et accélérations, vous ferez moins les malins ! Car ce jeu, sans être élitiste, peut s’avérer d’une précision mortelle si l’on tente le perfect x3 médaille d’or delamorkitu !

En effet, la progression se fait via le fait de gagner la première médaille d’or de chaque course contre un opposant unique. Si certaines courses un peu plus compliquées que d’autres vous ferons faire deux ou trois essais si vous avez compris les fondamentaux du jeu (freiner avant un virage et pas dans le virage), vous devriez rapidement passer toutes les coupes x1 et, avec un peu de pratique, avoir des coupes x2 pour débloquer les niveaux suivants, circuits et voitures à la chaîne sans trop vous poser de questions.

La première médaille d’un circuit débloque le circuit suivant, les deux suivantes, c’est pour la frime !

Là ou le problème commence, c’est quand, à l’hôpital et ce dès la naissance, l’on vous as diagnostiqué un complexe obsessionnel compulsif de la médaille d’or qui implique que, définitivement, vous ne pouvez passer à l’épreuve suivante qu’à la condition d’avoir uniquement de l’or à tous les niveaux de la course en cours… c’est ce qui me fait généralement éviter ce genre de jeu, mais icelui m’a pris par surprise et je suis bien entendu tombé dans la panneau.

Étonnamment, même en mode Taylorisme « je fais des circuits à la chaîne tant que je n’y arrive pas », je n’ai pas, pour l’instant, éprouvé de dégoût du jeu. En effet, chaque course, chaque tracé, chaque étude des trajectoires (les miennes et celles des opposants) m’a permis de progresser, comprendre la piste et gagner ! Tout cela, sans répéter aucun circuit plus d’une douzaine de fois, et sans donc jamais ressentir le découragement induit par la répétition de l’échec. J’en parlerai à mon psy ultérieurement (72€).

Ainsi, de votre doigt vous allez dessiner des courbes, ralentir dans les zones lentes, réfléchir à l’adhérence de votre voiture (on n’envoie pas une formule 1 dans une courbe comme une super car ou une voiture de rallye !) et aux lignes bien droites ou vous allez pouvoir balancer la nitro !

Car ici, inutile de penser que l’on est dans un pur jeu d’arcade, que vous allez pouvoir balancer la purée dans un virage et regarder votre voiture s’envoler jusqu’à la ligne d’arrivée. La physique est bien gérée, et, envoyer la pêche sur les roues arrière pendant que vous êtes en porte-à-faux sur deux roues vous fera perdre de précieuses secondes le temps que votre voiture encaisse l’accelération non naturelle qui brise sa trajectoire et la compense pour revenir sur le tracé initialement prévu.

Frustrant ? Non, car l’on peut ainsi penser « stratégie globale » du circuit, réfléchir au durées de rechargement de la nitro et la calculer au bon moment pour faire une belle ligne droite suivie du coup de frein ad-hoc ou au contraire entrer dans un virage tracé bien large à pleine vitesse, faisant s’envoler votre Formule 1 tel un Alesi se précipitant vers son bac à sable préféré ! Non je n’ai rien contre Alesi, mais il y avait tellement moins drôle en allusions à la F1…

 

La compétition reine : la Formule 1 et sa carlingue sur savonettes !

 

Des fois, le chemin est long…

Avec ses 5 tournois répartis en 60 courses et 180 médailles à récupérer, on peut penser que la répétition est de mise et que l’ennui doit poindre vite. Ce n’est pas totalement juste. Entre les parcours urbains, les anneaux, les circuits et les spéciales de rallyes, les concepteurs ont intégré des courses de « chasse aux ballons » qui deviennent bien retorses quand on monte dans les niveaux.

On ne peut pas dire que tout s’enchaine de façon ennuyeuse, bien au contraire, et tous ces modes de jeu brisent bien la monotonie pour former un gameplay et un tout cohérent et finalement très ludique. Les modes « world league » vous permettent d’affronter le monde et le mode « hot seat » vous permet de dessiner chacun votre tour et vous donne accès à la nitro chacun sur un coin de l’écran ce qui peut donner lieux à de sacré séances de rigolade, si tout le monde est d’un niveau à peu près égal, ou que les meilleurs acceptent de ne pas la jouer trop technique !

 

Beaucoup de courses, de challenges et de traces de doigts sur l’écran…

 

A tombeau ouvert

Casual ou Hardcore, DrawRace2, sous ses aspects de « petit jeu » dispose d’une mécanique bien huilée. Précis, bien réalisé et peu bugué, il s’adaptera au plaisir de chacun et lui permettra d’atteindre un niveau honorable pour un jeu de ce prix (2,50€). Les détracteur d’Electronic Arts, farouches opposants des DLC à ralonge et au contenu vide passeraient à coté d’un produit des plus complets si ils boudaient cette production.

Ce jeu a le mérite d’être facile à appréhender et, pour peu que l’on se concentre sur la façon d’aborder chaque type de voiture et chaque type de piste, d’avoir la bonté d’âme de nous donner l’impression, à un certain moment, de « maîtriser » le gameplay et de s’éclater.

Ce n’est pas un jeu qui s’ingénie à nous pourrir la vie pour la rendre plus compliquée, nous faire mal et nous dégoûter, partie après partie, où l’on se demande pourquoi cette petite dose de difficulté en trop nous fais quitter le jeu. C’est un jeu qui remplit son but : être fun, long et nous amuser, nous faire plaisir, progresser [NDJulien : that's exactly what she said !].

A l’inverse, si l’on est du genre à vouloir justement se faire mal, à vouloir les scores et aller le plus haut possible, il nous offre la difficulté des épreuves à 3 opposants et nous permet de nous frotter contre les meilleurs mondiaux !

 

Le mode « pac man » qui change un peu le gameplay

Casual Gaming

Parfait si tant est que l’on joue un peu au calme, les premières médailles de chaque niveau sont relativement faciles à avoir, et l’on peut y revenir par la suite pour faire les suivantes.

Hardcore Gaming

Si vous êtes un acharné du « perfect », ce jeu a de quoi vous tenir en haleine. Il faut toutefois pour cela savoir apprécier son gameplay particulier, loin des Dirt et Need for Speed !

Draw Race 2
Une expérience unique, jeu de course tactile développée par RedLynx, les créateurs de Trials HD, DrawRace 2: Racing Evolved est la suite révolutionnaire de la DrawRa...
Chillingo International 2,27 €

Merci à Thècle pour sa tribune. Retrouvez tous les tests de MyAndroGames chez eux, sur Twitter et Facebook, et faîtes-nous confiance, c’est à bookmarker, il y a du lourd à venir !